Tampon et cup menstruelle : attention au choc toxique.

Bien que les protections menstruelles soient désormais accessibles pour toutes les étudiantes, il ne faut pas oublier tout de même qu’il peut y avoir un risque à les utiliser. 

Le choc toxique, danger principal, il reste rare mais pas inexistant en France on répertorie environ vingt cas par an et 5% mènent au décès. De plus, son augmentation inquiète les scientifiques. 

L’utilisation de protections tels que les coupes menstruelles et les tampons, sont au cœur du problème : ils peuvent provoquer une stagnation du sang dans le vagin. Selon le professeur Gérard Lina, microbiologiste spécialiste du syndrome du choc toxique « 20 à 30% de femmes sont porteuses du staphylocoque doré. Si le fluide menstruel est bloqué dans le vagin par un tampon (par exemple), la bactérie va l’utiliser comme milieu de culture et donc se développer. Elle libère une toxine extrêmement dangereuse et déclenche une infection généralisée dont on peut mourir si elle n’est pas prise en charge correctement. »

Des alternatives plus écologiques et durables

Aujourd’hui, des protections réutilisables font leur entrée sur le marché, culottes menstruelles, serviettes lavables. Bien sûr, toutes ces alternatives ont un coût et ne sont pas éternelles bien qu’elles soient plus durables que les autres types de protections. Elles sont également bien plus saines, pour les femmes comme pour la planète 

Les serviettes hygiéniques en coton bio, ne possèdent pas de perturbateur endocrinien ni de plastique. Blanchies sans chlore et sans parfum, la plupart des marques, n’hésitent pas à détailler leur façon de fabriquer leur produit pour rassurer au maximum les utilisatrices. 

Une étude menée par l’ANSES en 2018 montre que certaines substances chimiques sont présentes dans les protections hygiéniques, en très faible concentration et sans dépassement des seuils sanitaires. Pourtant l’agence avait auparavant recommandé aux fabricants d’utiliser des matières premières de qualité supérieure. Il avait également suggéré de revoir les procédés de fabrications afin d’éradiquer, voir diminuer, la présence des substances toxiques.

Loann Le saint 

Madeline Verneuil

Compétences

Posté le

2 mai 2021

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