« Mon objectif final, c’est les Jeux Olympiques de 2024 »

Saut en compétition de Jules Pommery

Par Raphaël Plancheron–Hérault

Jules Pommery est un athlète français de 21 ans. Spécialiste de saut en longueur, il est champion de France junior en 2019 et champion d’Europe junior la même année. Une blessure à la cheville l’a freiné dans sa progression, mais il compte bien revenir à son meilleur niveau pour Paris 2024.

On vous présente comme un grand espoir de l’athlétisme français, comment vous définiriez-vous ?
Je suis un athlète de 21 ans qui n’est pas le plus grand espoir de l’athlétisme. Je suis un jeune qui kiffe la longueur et qui se fait plaisir à aller le plus loin possible sans se prendre la tête. Je suis guidé par le plaisir.

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?
Les objectifs de cette saison, c’était de faire les championnats de France en salle. Maintenant c’est de faire le record de France espoirs, de faire les 8 mètres et de me qualifier pour les championnats de monde. Je ne vais pas me tirer une balle si je n’y arrive pas, parce qu’avec ma blessure à la cheville je sais que mon niveau a baissé. Du coup, je reporte mes objectifs à la saison prochaine. Chacun gère ses objectifs de manière différente, ce qui est le plus compliqué c’est de savoir les gérer et réussir à rebondir.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce sport en particulier ?
A la base, j’ai démarré l’athlétisme à 6 ans où j’ai essayé chaque sport excepté le marteau. Ensuite, j’ai fait du handball à 12 ans, qui est un sport où tu cours et où tu sautes beaucoup. 5 ans plus tard, après m’être cassé le poignet, j’ai recommencé l’athlétisme et le saut en longueur est le sport où j’étais le plus performant. J’ai eu de bons résultats rapidement et je trouve que c’est une très belle discipline donc je suis resté mais ce n’est pas lié à un athlète qui m’aurait inspiré que je suis venu à ce sport.

Avez-vous l’objectif de devenir athlète professionnel ?
Absolument pas ! J’ai tout d’abord rejoint le pôle handball à 15 ans mais je me brise le poignet l’année suivante. Donc je reprends l’athlétisme, je me qualifie pour les championnats de France, et lors de la compétition je fais 7m42 et je gagne. J’ai fait ma première sélection nationale à 18 ans, je me qualifie pour les championnats d’Europe espoirs et je les gagne. C’est à ce moment-là que je me suis dit que ce loisir, ce plaisir allait devenir mon métier à temps plein. Ça s’est fait grâce à une opportunité mais ça n’a jamais été un plan de carrière.

Voulez-vous participer à un championnat international le plus rapidement possible ou seulement quand vous vous sentirez en mesure de le gagner ?
Je pense que plus tôt on y est, mieux c’est. Arriver à un championnat sans être le favori, pour participer, c’est toujours un bon moyen d’acquérir de l’expérience. Entre aller à une compétition en étant hésitant et ne pas y aller du tout, je préférerais toujours pouvoir y aller. Mon objectif final c’est de faire les Jeux Olympiques à Paris. Je ne peux pas arriver aux Jeux sans avoir fait de championnat d’Europe seniors, de championnat du monde. Toute expérience est bonne à prendre.

Votre plan de carrière est-il dessiné pour arriver au pic de votre forme aux Jeux de 2024 ?
Ouais, l’objectif principal ça reste les Jeux de Paris. C’est à la maison, j’aurais 23 ans à ce moment-là, on ne peut pas rêver de mieux. Beaucoup d’athlètes auraient adoré avoir ces Jeux à Paris dans les années précédentes. Pas de décalage horaire, un pays pour nous supporter, la famille qui nous soutient, c’est le rêve. Après Paris, je ne sais pas si je vais y participer. Donc il faut aussi se focaliser sur 2028 voire 2032, où je n’aurais que 31 ans. Une longue carrière m’attend après les Jeux de 2024 même si je compte tout donner pour ces olympiades.

Compétences

Posté le

25 mars 2022

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