Le renouveau de la pêche sportive: Interview de Julo, Youtubeur pêcheur.

Depuis quelques années, des mordus de la pêche font découvrir leur passion sur YouTube. Julo fait partie de ces vidéastes qui partagent leur passion sur internet. Actif depuis mai 2014, il filme ses sessions de pêche et transmet à ses abonnés les valeurs de la pêche sportive. À 31 ans, le Français a encore plein de projets.

Julo lors d’une de ses nombreuses vidéos au bord de l’eau. Crédits : Julo

Le renouveau de la pêche de loisir s’exerce en partie sur internet. En effet, beaucoup de pêcheurs ont investi YouTube. Ils sont maintenant nombreux à filmer leur sortie au bord de l’eau, certains ont même développé une communauté assez importante. Parmi eux, Julo, 50k abonnés sur YouTube qui publie des vidéos sur la pêche du carnassier (brochet, perche, silure, …) et de la truite. « Au départ j’ai eu l’idée de filmer mes sessions avec une GoPro pour améliorer ma pêche, savoir ce que j’ai pu rater. Ensuite, j’ai eu l’idée de partager ma passion avec les autres en publiant mes sessions au bord de l’eau sur internet ». S’il a eu envie de publier ses sessions, c’est aussi pour promouvoir la pratique du No-Kill et du « Catch & Release ». Lui, a toujours pratiqué le No-Kill, il pêche pour découvrir la faune aquatique et s’oblige à prendre extrêmement soin du poisson qu’il capture pour préserver les milieux aquatiques.

Sa réponse à l’anthropomorphisme et son état d’esprit au bord de l’eau.

Néanmoins, s’il filme maintenant régulièrement ses sessions, c’est en grande partie pour promouvoir des techniques pour profiter de la pêche tout en prenant soin des poissons. « Pour pratiquer le Catch & Release,  tout doit être fait (pour) enlever l’ardillon sur les hameçons. Bien ferrer pour éviter que le poisson engame le leurre et s’abîme ainsi la mâchoire. C’est beaucoup plus sympa et joli de voir un poisson repartir en bonne santé dans l’eau que d’en voir un les yeux blancs et mort sur la rive. » C’est comme ça que Julo imagine la pêche, c’est son état d’esprit au bord de l’eau. Il répond même aux critiques que les pêcheurs reçoivent sur la pratique de leur passion. Depuis de nombreuses années, la pêche est souvent critiquée par les « animalistes » . Julo répond fermement à ses groupes qui selon lui profite de l’ignorance des gens pour mener leur combat. « Le plus gros problème des animalistes c’est qu’ils font de l’anthropomorphisme. Ils défendent une cause dont ils ne connaissent pas les codes et le fonctionnement. C’est ça que je leur reproche, sinon je comprends leur combat pour la cause animale. 

La préservation des milieux aquatiques.

« Mais au-delà de la pratique sportive, c’est la préservation du milieu aquatique qui prime ». Si Julo souhaite également transmettre sa passion c’est pour permettre à ses abonnés de se sensibiliser sur ce sujet là. La préservation des milieux aquatiques est une de ses priorités. Le seul souci selon lui, c’est l’absence de véritables fonds pour entretenir les eaux françaises. Les pêcheurs sont les seuls contribuables en se procurant la carte de pêche. Lors de l’achat de celle-ci, ils payent une taxe qui contribue à l’entretien des points d’eaux publics. Il dénonce également les nombreux excès commis durant le 1er confinement. « Les agriculteurs et les industriels ont abusé des milieux aquatiques. Sans pêcheurs au bord de l’eau, ils ont été libres de rejeter ce qu’ils souhaitaient dans les fleuves et les rivières ». Sans les pêcheurs, les milieux aquatiques deviennent vulnérables. Ils sont donc une ultime protection pour le réseau fluvial, les lacs et les étangs français.

Compétences

Posté le

3 mai 2021

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