L’avenir passe par un télescope

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maquette du télescope XMM-Newton exposée à la Cité de l’Espace, Toulouse. 

La technologie permet d’assurer, de plus en plus, la compréhension de la galaxie dans laquelle nous vivons. Dans le but de décoder, ou simplement d’observer la voûte céleste, les scientifiques ont accès à des appareils bien particuliers.

La maquette gigantesque du télescope spatial XMN-Newton pointe vers le ciel, dans le parc de la Cité de l’Espace de Toulouse. Ce monstre noir, capable de capter les rayons X, étudie les formations d’étoiles, les trous noirs super massifs et la mystérieuse matière noire. L’engin permet de percer la sphère céleste qui a longtemps fait rêver l’homme. 

Au milieu des autres super-objets ayant permis le progrès scientifique, le télescope XMN-Newton, actuellement en orbite autour de la Terre, se compose de différents instruments et de trois miroirs possédant chacun leur mission. Olivier Sanguy, journaliste spécialisé en actualité spatiale de la Cité de l’Espace, explique que « chaque longueur d’onde provenant de la lumière a son style d’information et est saisie par des capteurs particuliers ». Il ajoute ensuite qu’« observer l’univers, c’est l’observer avec plusieurs sources pour être sûr des découvertes ».

Les nouvelles théories et découvertes

Avec le télescope XMN et ses successeurs, de nouvelles théories se profilent  et peuvent faire basculer les persuasions déjà fondées. Selon Olivier Sanguy, les théories permettent de « mieux comprendre notre système solaire qui n’a pas toujours été le même que maintenant ». La NASA et le CNES dévoilent, par exemple, la découverte d’exoplanètes et de leur système particulier, ensuite expliquée au public.   

Ces théories ont pu être développées grâce aux télescopes et sondes capables de voir les rayonnements électromagnétiques, comme les télescopes Chandra ou Ubel, envoyés dans l’espace. « Dans ces rayonnements, on trouve les ondes radios, les infrarouges, les rayons X, les rayons gamma… émis par les mouvements stellaires » précise Jonathan Molinier, animateur au Parc du Cosmos, lors d’une conférence.

Comment fonctionnent ces télescopes ?

Si l’on s’approche de XMN-Newton ou que l’on regarde les photos des autres télescopes affichées à la Cité de l’Espace, on se rend compte que différents outils permettent d’attraper la lumière des étoiles et d’en découvrir de nouvelles. Principalement, ce sont des miroirs ou des lentilles « pas trop lourds, robuste et précis pour supporter les vibrations » qui travaillent. Selon la longueur d’onde voulue, les miroirs ne sont pas faits de la même façon, « comme les rayons X traversent les miroirs, il faut faire en sorte que ceux-ci les frôlent et rebondissent dessus » explique Olivier. 

Pour aider ces miroirs à gagner en précision, des instruments sont positionnés. Ce sont les capteurs électroniques (caméras), les spectroscopes et les objectifs indépendants qui décomposent et rendent visibles les rayons pour l’œil humain. Finalement, l’œil humain est assez faible, comparé aux observatoires de la Terre. 

Eléonore Ester

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