L’agriculture en plein coeur de Toulouse

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Exemple d’un éco quartier. | Photo @Terreauciel

Les espaces verts ont disparu des villes. Il existe cependant certaines structures et organismes qui tentent de réintroduire des couleurs dans notre quotidien, tel que Terreauciel à Toulouse. Cela s’appelle l’agriculture urbaine et ses qualités dépassent le simple jardinage récréatif.

 

Terreauciel est une SCOP (Société Coopérative de Production) spécialisée dans l’agriculture urbaine et qui conçoit des espaces verts les plus comestibles possible. Le but : intégrer au maximum d’espaces verts en ville, et les rendre fonctionnels.

L’agriculture urbaine permet de fournir des denrées alimentaires mais elle sert aussi à la création de nouveaux services et à l’amélioration du cadre de vie en ville. Les espaces naturels sont primordiaux pour pouvoir vivre et permettent le développement de services d’ordres sociaux, environnementaux, et économique. Un projet comme celui de l’agriculture urbaine c’est aussi un projet citoyen puisque l’introduction d’espaces verts partagés au sein d’un plan d’habitations créé un collectif d’habitants responsable.

L’association GreenMyCity, elle, a pour mission de développer des “oasis” urbains. Ce sont des lieux propices au bien-être et à la détente, qui offrent un temps de pause hors des dynamiques qu’impose la vie en ville. Il est possible de retrouver sur son site web tous les acteurs et lieux de végétalisation et d’agriculture urbaine en France. Cela va du jardin familial au potager partagé en passant par les composteurs.

Changer ses habitudes

Introduire ce mode de production en ville signifie aussi proposer aux citoyens de changer en partie de mode de vie. Les habitants deviennent jardiniers. Ils ont aussi la possibilité de devenir propriétaires d’une part d’un potager partagé qui sera géré par des maraîchers. Cela devient donc une exploitation agricole quasiment professionnelle. Cette démarche permet aux citadins qui n’ont pas la main verte et les connaissances nécessaires de se lancer dans cette dynamique. Ces alternatives deviennent alors intéressantes face à une dynamique urbaine globale qui s’impose au vu de l’expansion des métropoles.

Cependant, ce type d’agriculture n’a pas pour vocation de nourrir toute une ville. Le bureau d’études de Terreauciel a constaté que seulement 20% des besoins alimentaires d’une ville peuvent être couverts avec l’agriculture urbaine. Sa vocation est donc de simplement produire quelques fruits et légumes, d’offrir également des services d’ordres pédagogique et paysager.

De plus, l’agriculture urbaine, sous sa forme actuelle, sous-entend des projets d’extension urbaine toujours croissants. Pour remédier à cela il faudrait repenser totalement des quartiers voire des villes entières. Se pose alors la question : vaut-il mieux créer des villes denses et compactes qui laissent la place à une péri-urbanité agréable et une ruralité  proche des villes ou des villes moins denses mais étendues ?

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