Être étudiant en temps de pandémie mondiale

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » a proclamé Emmanuel Macron lors d’une allocution le 14 octobre 2020. Cette phrase a marqué de nombreux étudiants. En effet, les jeunes font partie des plus touchés moralement depuis le début de la crise sanitaire. Selon une étude (4 mois d’auditions sur des jeunes de tous milieux) réalisée par les députées Sandrine Mörch (LREM) et Marie-George Buffet (PCF), un jeune sur six a arrêté ses études, 30% ont renoncé à l’accès aux soins ou à une aide psychologique et 50% se disent inquiets de leur état mental. 

Bérénice, étudiante toulousaine en deuxième année de droit « est passé par tout les états ». La jeune femme a d’abord ressenti du stress et de l’inquiétude lors du premier confinement. Puis, après un été un peu plus libre, elle se revoie à nouveau plongée dans une sphère négative et ressens de la lassitude. Comme Bérénice, Élodie, étudiante en STAPS à Toulouse témoigne : « Je suis lassée de tout ça car cela fait un an que nous alternons entre confinement et couvre-feu mais les vraies solutions n’arrivent pas. »

Une vie sociale devenue virtuelle 

« Mes camarades de classe ? Je ne les ai jamais vu sauf par visio » affirme Paul, étudiant en science politique. En effet, il exprime la difficulté de se faire des amis lors de sa première année en intégrant sa nouvelle faculté dans ces conditions. Selon une étude de la Fondation de France 13% des jeunes entre 16 et 20 ans se sentent seuls depuis la début de la crise sanitaire. Hormis en visioconférence ou pour quelques cours sur leur campus, les étudiants ont parfois du mal à s’intégrer dans leur classe. « J’ai du mal à participer en cours car je ne connais personne » témoigne Chloé, étudiante en première année en lettres. 

La révolte face à la détresse 

Ces jeunes, qui se sentent « oubliés », se sont alors révoltés via les réseaux sociaux. Le mouvement « #étudiantsfantomes » est né début janvier 2021 sur twitter. Ce sont des étudiants en sciences politiques de Montpellier qui ont décidé de créer ce hashtag. « Le gouvernement nous infantilise, comme si nous n’étions pas plus responsables que des collégiens ou des lycéens, comme si nous n’étions pas suffisamment aptes à donner notre avis », explique Yasmine, l’une des instigatrices du hashtag, qui a également créé la page Instagram « @etudiantsfantomes ».

INSÉRER UN EXEMPLE DE TWEET 

Plus de 70.000 tweets ont été publiés sur Twitter avec ce hashtag. 

Par Laura Dubois

Compétences

Posté le

3 mai 2021

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