Chez Murfy, réparer, c’est refuser de jeter

L’accélération de l’obsolescence programmée oblige nombre de consommateurs à se séparer de leurs appareils électroniques. Néanmoins, certains décident de se tourner vers de nouvelles alternatives. Murfy, spécialisée dans la réparation d’appareils électromenagers est une pionnière dans ce domaine.

Arrivé sur le marché en août 2018, Murfy ne cesse de croitre. Chargée de donner un second souffle aux appareils électromenagers, elle permet à moult de consommateurs de préserver leur pouvoir d’achat, et indirectement l’environnement. Le procédé est simple. Lorsqu’un problème survient sur l’un de ces appareils, il suffit de contacter un des centres Murfy. Après prise de rendez-vous, un technicien intervient à domicile pour un forfait unique de 85€ (déplacements et main d’œuvre compris). Si l’appareil n’est pas réparable, le client reçoit un avoir de 85€ à dépenser sur le site de vente d’électroménager reconditionné de Murfy. Quant aux réparations, elles sont garanties six mois. Par ailleurs, Laetitia Guittard, contact presse au sein de la société, précise les actions mises en place pour aider les consommateurs. «Nous avons lancé début 2019 un blog et une chaine Youtube où nous créons des tutos dans l’optique d’aider nos clients pour qu’ils puissent, s’ils le peuvent, réparer eux-même ou entretenir leur lave-linge ou leur frigo. Notre objectif, c’est de rivaliser avec l’alternative neuve et de réduire les déchets électroménagers». En ce qui concerne la Haute-Garonne, les derniers chiffres de 2014  recensent 500 000 appareils électromenagers jetés par an (source: ADEME). La nouvelle venue pense que depuis, «ces données peuvent être doublées», tellement «l’électronique et la mise en place de l’obsolescence programmée obsède notre quotidien».  En France, ce sont 28 millions d’appareils qui sont jetés, pour uniquement 5 millions de réparés, d’où l’importance de l’action «murfysienne», et les perspectives de croissance qui s’offrent à eux».

La crise, Murfy ne connait pas

Rares sont celles qui peuvent se targuer d’une bonne santé en ces temps de tempêtes économiques. Murfy en fait parti, et Laetitia Guittard, ne s’en cache pas. «Après le déconfinement à la mi-mai, nous avons réalisé jusqu’à la fin d’année 2020 une croissance de 75%, elle s’explique par une vraie demande et sans doute une prise de conscience écologique et économique en raison de la crise. On a conscience que le fait de ne pas connaitre la crise est une réelle chance, et d’ailleurs, nous projetons de recruter 150 CDI pour cette année. Notre ambition, c’est de nous implanter en Espagne et en Belgique, avec pour objectif le rêve américain». Laetitia Guittard, emportée dans son élan, détaille en outre, les chiffres réalisés depuis seulement deux exercices, et ils sont pour le moins vertigineux. «Depuis la création de l’entreprise, ce sont plus de 50 000 appareils qui ont pu être réparés, et on estime à 2 500 tonnes de déchets évités. Dit comme cela, ça peut paraitre abstrait pour beaucoup, mais croyez bien que pour la nouvelle startup qu’est Murfy, c’est déjà contrat rempli. Si nos prévisions de croissance sont exactes, nous pourrions atteindre le million début 2024».

«Si l’expérience était à renouveler, je le ferais sans aucun problème.»

Céline, 66 ans, domiciliée quartier de la Roseraie à Toulouse est l’une des nouvelles clientes qui a eu affaire à la jeune startup. Elle partage son expérience et confie avoir été très satisfaite des services proposés. «J’en suis arrivée là lorsque juste avant de partir faire mes courses, j’ai voulue lancer mon sèche-linge, et impossible de le faire démarrer. J’ai pensé qu’il avait rendu l’âme. Et puis, je m’étais faite à l’idée qu’il me fallait en racheter un autre, même si cela m’embêtait parce que je ne l’avais que depuis trois années. De fil en aiguille, en discutant notamment avec ma fille, on a conclu qu’il était plus raisonnable de réfléchir à une solution alternative. Comme elle a davantage coutume de naviguer sur internet, elle s’est chargée de rechercher une entreprise qui réparait des appareils électroménagers, et elle a trouvé Murfy, à Toulouse. Ma fille m’a convaincu, et je me suis laissée tenter par une prise de rendez-vous. 10 jours plus tard, un technicien est venu chez moi, et il a remarqué assez rapidement que le problème venait d’une des sécurités qui s’était enclenchée et bloquait le démarrage de l’appareil. De là, il a réussi à remettre en marche mon sèche-linge, et je suis sortie très satisfaite de cette expérience. Non seulement parce que mon sèche-linge fonctionne toujours depuis, qu’économiquement je pense avoir fait une très bonne affaire et puis ça fait tourner le commerce de proximité. Ca m’a d’ailleurs évité d’aller dans une grande surface ou commander sur internet un nouveau sèche-linge pour un prix exorbitant. Si l’expérience était à renouveler, je le ferais sans aucun problème. Alors qu’il y a quelques années, j’aurai sûrement jeter mon sèche-linge».

BREHIN GABRIEL

Compétences

Posté le

2 mai 2021

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