Carole Robert: la bonne fée des athlètes handicapés

Carole Robert explique son parcours et ses objectifs en prévision des Jeux Paralympiques de Paris 2024. Elle occupe à ce jour le poste de conseillère haut niveau haute performance pour le CREPS Occitanie. Une aventure qui n’était pas prévue, mais dans laquelle elle s’investit à son maximum.

Pourquoi avoir choisi de s’orienter vers l’accompagnement des athlètes handicapés ?

C’est un peu par hasard. J’étais dans un club d’athlètes valides en  tennis de table au départ. Une personne en situation de handicap, sans bras, sans jambes, est venue au club. La première fois j’ai eu un peu peur parce que, “pas de bras pas de jambe, jouer au tennis de table c’est un peu compliqué, donc la raquette est dans la bouche”. Je rentre chez moi et je dis « je ne veux plus faire de tennis de table, je ne veux plus entraîner » et pour moi c’était compliqué. Le lendemain, je suis revenue et ça m’a donné la passion de changer les mentalités et de dire que c’est pas parce qu’une personne est en situation de handicap, qu’elle ne peut rien faire. C’est une personne humaine comme tout le monde.

Quel est le parcours pour faire ce métier ?

Le mien est un peu particulier. J’étais entraîneur dans un club de valides pendant douze ans. J’ai passé mon brevet professionnel premier degré, en tennis de table. Ensuite, le brevet d’éducateur sportif deuxième degré et pour finir j’ai fait le concours de professeur de sport. Qui n’est pas le concours professeur d’EPS. Avant, en tant que professeur de sport, on dépendait du ministère des Sports, alors que professeur d’EPS, c’était en rapport avec l’éducation nationale. Sauf que maintenant, on appartient au même ministère : celui des sports. Mais ce sont deux concours qui sont différents. 

Est ce qu’il y a des objectifs à atteindre prochainement ?

Oui tout à fait. De un, j’aimerais créer une mini équipe de France en Occitanie avec les athlètes que je suis en paralympique. Il y a entre 25 et 30 athlètes qui peuvent être sélectionnés pour les jeux paralympiques de 2024. Donc l’objectif est d’en qualifier le plus et après de ramener un maximum de médaille. J’ai aussi pour vision de davantage aider les coachs. Souvent on aide l’athlète, mais pas le coach personnel. Le but serait de leur permettre d’augmenter leurs compétences, sur les différentes demandes qu’ils ont, pour aider à performer.

Eloïse BONNIN

Compétences

Posté le

25 mars 2022

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