Avec la pandémie et la fermeture des remontées mécaniques, les touristes ont fuit les stations et les premières victimes  ont été les  stations. Mais les villes et villages aux pieds des pistes ultra-dépendants de l’activité en station ont aussi payés un lourd tribut. C’est pour cela que depuis plusieurs années, et pour divers enjeux, des stations se regroupent afin d’assurer leur pérennité mais aussi pour s’offrir de nouvelles opportunités.  

La station de Peyragudes née en 1988 après la fusion des stations Peyresourdes et Agudes.

Avec une demande de plus en plus forte de la part des touristes, et des grosses stations qui détiennent quasiment le monopôle touristique à coup de millions d’euros, il est difficile pour les petites stations de survivre. 

L’exemple le plus récent, est celui de la fusion entre les stations de ski de Bourg d’Oeuil, Le Mourtis et Luchon Superbagnères dans les Pyrénées. En 2018, la communauté de commune des Pyrénées Haut-Garonnaises a approuvé la création d’un syndicat mixte. Avec la station Peyragudes, le projet était de redynamiser la région après deux hivers sans grandes tombées de neige et surtout après un rapport de la Cour des comptes en 2015 qui soulignait la fragilité des petites stations pyrénéennes.

Des opportunités à la pelle

En 2018, Georges Méric, président du conseil départemental de Haute-Garonne, avait promis un plan d’investissement de plus de 20 millions d’euros. Le gros de ces investissements a surtout servi aux stations pour le renouvèlement de leurs équipements. Mais ils ont également permis à des petites stations comme celle de Bourg d’Oueil de se projeter vers l’avenir et de penser a des projets de développements.

Pour la station Superbagnères (la plus grosse), ces investissements ont permis d’aménager des sentiers pour VTT ou encore des pistes de luge. Mais aussi est surtout le projet ambitieux « d’ascenseur valléen » qui permettra de relier la station et la ville de Luchon. Ces investissements sur le long terme ont aussi un retentissement particulier en cette période de pandémie et avec la fermeture des remontées mécaniques, car ils ont également été mis en place pour aider les stations à sortir du « Tout-ski » afin d’attirer plus de publics.

Une alliance pour lutter contre la Covid

Cette crise sanitaire a évidemment eu un impact sur l’économie des stations et pour « limiter la casse », des stations pyrénéennes se  regroupent autour d’un « pass »commun. La grande crainte des directeurs de station était de croire que les loisirs d’hiver ne seraient pas la priorité des français en cette période morose. Et pourtant à Saint-Lary, 60% des réservations durant cette période ont étaient maintenues.

« Nous pouvons faire face à la crise avec les protocoles sanitaires mis en places. Ce sont des activités de plein air dans l nature où l’on porte des casques, des masques des gants et où le risque de contamination sont quasi-nuls ».

Akim Boufaid, directeur de station de Saint-Lary

Saint-Lary tout comme Guzet et Font-Romeu, font partie des 7 stations à bénéficier de ce pass nommé « Skizam » qui permet au consommateur de pouvoir se divertir dans les 7 stations participantes avec notamment des avantages sur les réservations mais aussi des ristournes sur les forfaits. Mis en place l’année dernière, cette initiative pourrait pourquoi pas se renouveler avec le manque de visibilité sur l’avenir pour les stations de ski françaises.