Six mois après l’annonce du déconfinement tant attendu, les français se sont vu assommés par l’annonce d’un reconfinement début novembre. La situation actuelle que l’on peut définir comme « incertaine » commence à inquiéter. Outre la santé physique énormément mise en avant ces derniers mois, la santé mentale est également fortement touchée. Cette période nuit à toute la population mais les jeunes eux semblent très soucieux.

Un contexte qui n’aide pas

À l’heure où les informations ne sont pas synonyme de bonnes nouvelles il est compliqué  de rester optimiste. État d’urgence sanitaire, attentats à répétition, réglementations changeantes, confinement… C’est une situation anxiogène pour tous. 

Lycéens, étudiants se retrouvent entre des cours en présentiel, en distanciel et des weekends à la maison. Un isolement moins contraignant mais tout aussi très mal vécu par beaucoup d’entre eux. Séparés de leurs proches, privés de leurs clubs de sport et de leurs sorties entre amis, il est difficile pour les jeunes de trouver un échappatoire. « On a l’impression d’avancer vers l’inconnu » nous confit un jeune étudiant de TSM.

 Un sentiment de passer des journées sans but, enfermés dans une routine contre productive. En effet d’après eux il est compliqué de se motiver et de se concentrer une journée entière sur des cours donnés par visio-conférence. Se ressent alors une peur de finir perdu et ne plus réussir à suivre les programmes scolaires. 

Quelle vision du futur ? 

Pour une grand nombre d’étudiants, des examens et des concours sont prévus durant l’année. D’après une étudiante qui tente le concours Sciences Po en 2021 « Nous rencontrons un réel problème de projection ». Changement des habitudes de travail, de plus en plus de questionnement sur les études choisies ou simplement le futur de celles-ci : la scolarité de chacun est remise en doute et provoque un stress conséquent dans la vie de ses futurs adultes. 

Un manque considérable d’information sur le déroulement de leurs concours, du retard dans les programmes, ce n’est pas le virus présent dans notre société en lui-même qui inquiète le plus mais bien ce que cela va impliquer. Une impression d’être mis de côte sans savoir où ces jeunes se retrouveront dans 1 an ou 2.

Manon Souliol