Il y a quelques mois maintenant, l’assemblée nationale votait pour la proposition d’une nouvelle loi :  « sécurité globale ». Cette dernière est loin de faire l’unanimité et les français le font savoir lors de manifestations.

Manifestation contre la loi « sécurité globale » à Toulouse // cr : Bénédicte Boucays

 La loi de sécurité globale a été proposée en novembre 2020, elle recèle plusieurs mesures sécuritaires dont l’encadrement de la diffusion d’images des policiers et gendarmes qui est celle faisant le plus polémique. Si pour les membres des forces de l’ordre cette proposition de loi est un « soulagement », beaucoup s’opposent fermement à cette dernière qu’ils voient comme un risque considérable d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux. Pour mettre fin à la controverse, le Sénat s’était engagé a réécrire l’article. 

Une réécriture plus « sûre » 

Depuis le 3 mars, les élus de la Chambre haute ont abandonné toute référence à la loi de 1881, ce nouveau texte devrait prévoir que la « provocation » à « l’identification » d’un policier ou d’un gendarme, dans le but manifeste de porter atteinte à son intégrité physique ou psychique « est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ». Le sénateur Marc-Philippe Daubresse a d’ailleurs annoncé que cette réécriture serait plus « sûre » d’un point de vu juridique. Il a également rajouté que l’article 24 ne concerne pas la diffusion d’images d’opérations de police. Les journalistes pourront filmer et diffuser ce qu’ils souhaitent. Nous avons fait expertiser notre texte par des juristes et il ne porte en rien atteinte à la liberté de presse ». 

Des rassemblements qui restent massifs

Les manifestations contre la loi « sécurité globale » ont repris depuis quelques jours à Paris et partout en France.Ces appels proviennent du collectif #StopLoiSécuritéGlobale qui s’est constitué le 8 novembre dernier. Cette coordination est à l’initiative des quatre organisations syndicales représentatives de journalistes (SNJ – SNJ-CGT – CFDT) et de la Ligue des droits de l’Homme. Depuis le début du mois de mars les rassemblement se sont donc multipliés dans de nombreuses villes comme Lyon où des centaines de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur mécontentement vis à vis de cette nouvelle réécriture. 

Yasmine Amaddiou