Le premier drive de France où tous les emballages sont réutilisables a ouvert ses portes dans l’agglomération toulousaine. Créé par Pierre et Salomé Géraud, on peut y trouver à la fois des produits alimentaires, cosmétiques et ménagers.

A Beauzelle, au nord-ouest de Toulouse, la façade en bois du «Drive tout nu» donne sur une grande salle pleine d’étagères métalliques. Ces dernières contiennent une multitude de pots en verre remplis de lentilles, pois chiches, riz, quinoa local, soupes, pâtés, raviolis, bières, limonades, mueslis, gâteaux, miel, cannelle, farines… On trouve aussi tout un rayon de cosmétiques solides avec du dentifrice, divers shampoings, le fameux savon du voyageur qui sert aussi bien pour le corps que les cheveux mais aussi des produits d’entretien (liquide vaisselle, lessive, vinaigre blanc,…), des lingettes réutilisables, des pailles durables, des œufs bio, sans oublier le rayon fromages, crèmes, yaourts…

Transparence

Les seuls produits qu’on ne trouve pas sur place, c’est la viande et le poisson. Tous arrivent jusque-là dans de grands contenants. Ils sont ensuite reconditionnés dans des pots en verre réutilisables, suivant les commandes passées par les clients sur le site ledrivetoutnu.com.

Lancé le 11 décembre 2018 par Pierre et Salomé Géraud, le «Drive tout nu» est le premier drive « zéro déchet ». «Le choix du nom fait référence au fait que nos produits sont vendus tout nus mais aussi à notre démarche qui se veut transparente sur la provenance des produits, les critères de sélection et notre démarche, explique Salomé. La formule résume à la fois les produits déshabillés et notre aventure déculottée avec cette idée qui n’a jamais été faite ailleurs.»

Un rayon de 100 km

Dès sa mise en route, la formule du «Drive tout nu» a emballé un grand nombre de consommateurs. Un succès auquel ne s’attendait pas forcément le couple. «On est ravis, on a été dévalisé pour les fêtes, on doit refaire nos stocks», confie Salomé.

A Beauzelle, Pierre et Salomé Géraud sont secondés par Sarah, qui prépare les commandes. «Concernant les pots en verre, les clients nous les retournent, on les nettoie et on les réutilise. On ne les fait pas payer, quand les clients nous les ramènent, ils bénéficient de bons d’achat», explique Sarah.

La plupart des produits en vente proviennent d’un rayon de 100 km. Beaucoup sont bio mais pas tous. «Entre un kiwi conventionnel produit chez nous et un kiwi bio venant de Nouvelle-Zélande, on va choisir le premier» précise le couple.

Un an après son lancement, l’entreprise est un succès. Le couple souhaite ouvrir une seconde enseigne au sud de Toulouse.

Hugo MARTIN