L’âge pivot à 64 ans est une des mesures phares de la réforme des retraites. Mais celle-ci a fait perde de nombreux soutiens dans un climat de grèves et de tensions.

17 decembre 2019, Toulouse, France. PANCARTE Des syndiques avec des chasubles oranges de la CFDT pour protester contre la reforme des retraites prevue par le gouvernement d Edouard Philippe. Credit:FRED SCHEIBER/SIPA/1912171836

L’âge pivot à 64 ans prévoit un malus pour ceux qui partent à la retraite avant 64 ans et un bonus pour les personnes partant après 64 ans. Infographie sur l’âge pivot à 64 ans proposé par le gouvernement a retrouvé ici : reforme-retraite.gouv.fr

La CFDT d’allié au gouvernement à soutien aux grévistes

Le syndicat « réformiste » qui était un soutien important du gouvernement pour la réforme des retraites, mais l’âge pivot à 64 ans ne convient pas à la CFDT. L’exécutif ne voulant pas revenir sur cette décision a donc perdu un important allié qui c’est maintenant rallié aux grévistes. Hier Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT) était l’invité du 20h de France 2. Il a ainsi annoncé que la CFDT resté contre l’âge pivot qu’il juge être une « mesure injuste » et « inutile ». Malgré tout le syndicat n’appelle pas à la grève mais va lancer une pétition contre l’âge pivot à 64 ans.

Un défi de taille pour le gouvernement

Le gouvernement va donc devoir mener seul cette réforme. En effet en plus des nombreuses grèves et des régulières polémiques comme avec les emplois de Jean-Paul Delevoye ou encore les accusations contre BlackRock a qui ont reproche d’avoir voulu influence le gouvernement. De plus due nombreux partisans En Marche s’opposent ou demandent que la reforme soit révisée. Ainsi Edouard Philippe va devoir faire des compromis mais va mener cette réforme à son terme comme l’avait exprimé Emmanuel Macron lors des traditionnels vœux de fin d’année. Une semaine mouvementé est donc en prévisions pour l’exécutif et les syndicats.

Une proposition pour sortir de la crise

Richard Ferrand (le président de l’Assemblée nationale) a récemment proposé un compromis pour l’âge pivot. En effet il voit un âge d’équilibre plus flexible, en fait celui-ci resterait fixé à 64 ans mais le malus pour ceux qui partent avant cet âge pourrait être temporaire et s’appliqué pendant deux sou trois ans. Une proposition qui pourrait plaire comme le prouve une phrase de Bruno Lemaire : « Richard Ferrand fait une proposition qui est intelligente » et qui sera au coeur des prochaines négociations.

Enzo Gauthier