Lors de la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 janvier, les Etats-Unis ont bombardé un convoi iranien près de l’aéroport de Bagdad en Irak. Le général Ghassem Soleimani, personnage fort du régime iranien, trouve la mort. La tension monte entre les Etats-Unis et l’Iran. Le Conseil national de sécurité iranien promet une vengeance.

Dans la journée de vendredi, le Conseil national de sécurité iranien menace ouvertement les Etats-Unis dans un communiqué : « L’Amérique doit savoir que son attaque criminelle contre le général Soleimani a été la plus grave erreur du pays (…) L’Amérique n’évitera pas les conséquences de ce mauvais calcul ». Au travers de ce communiqué, l’Iran ne cache quasiment pas son intention de se venger par la force et qualifie les Etats-Unis de criminels : « Ces criminels subiront une dure vengeance ». Enfin, le Conseil de sécurité iranien prône les Etats-Unis comme responsable de la totalité des évènements qui découleront de ce bombardement : « Washington sera responsable pour les conséquences liées à chaque aspect de cet agissement criminel ». Donald Trump, lui, affirme avoir agi pour « arrêter une guerre et non en déclarer une ». Cependant, le président américain a choisi de riposter aux attaques de milices chiites contre les Etats-Unis par la force.

Vers une escalade des tensions

Depuis 2014, les conflits entre les Etats-Unis et l’Iran étaient effacés par la lutte commune contre Daesh. Cependant, il n’aura pas fallu attendre longtemps après l’affaiblissement de l’Etat Islamique pour voir cette rivalité renaitre. Aujourd’hui, les deux puissances se font face, notamment en Irak puisque le bombardement a eu lieu près de Bagdad et que des milices iraniennes ont attaqué des ambassades américaines en Irak. Depuis l’attaque du convoi de Ghassem Soleimani, on observe de plus en plus de mouvements anti-américain lors des rassemblements en l’honneur du général déjà élevé au rang de martyr. Il vient aussi la question des futures élections en Iran puisque les partis extrémistes, opposés aux négociations avec les Etats Unis, risquent de gagner en notoriété. Dans un tweet, Donald Trump se dit prêt à riposter par la force si l’Iran décide d’attaquer.

Bastien Loubet