Le 3 janvier 2020, le général iranien aux commandes des forces Al-Qods, Qassem Soleimani périssait dans un bombardement américain sur l’aéroport de Bagdad. L’Iran annonce immédiatement sa vengeance.

Le général iranien Qassem Soleimani

En effet dans la nuit du 2 au 3 janvier 2020, le général iranien Qassem Soleimani se trouvait à l’aéroport de Bagdad. Celui-ci est mort lorsque les américains ont lancé une frappe aérienne sur son convoi. La frappe a fait neuf morts en tout. Cette attaque fait suite à une série d’éclats se produisant depuis plusieurs mois déjà en Iran contre la présence américaine par la Hachd Al-Chaabi. Cette série noire s’est soldée le soir du réveillon par le siège de l’ambassade américaine à Bagdad par des milices chiites irakiennes liées à l’Iran. La réponse des Etats-Unis a donc été de tué Soleimani.

Une attaque personnelle

Ce sont 3 roquettes américaines qui se sont abattus sur le convoi de Soleimani dans l’aéroport de Bagdad. Celui-ci a été ciblé expressément par le président américain, Donald Trump. Le général était un symbole mais également un émissaire en Moyen-Orient, grand stratège de l’état islamique, il était en collaboration avec la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Russie. Son décès est donc stratégique mais également illégal. Lorsque Trump a ordonné la frappe il n’est pas passé par le congrès comme l’oblige la procédure, il a purement et simplement utilisé l’armée pour éliminer un imposant à son régime.
De plus, le prix du baril du pétrole qui avait enfin retrouvé un équilibre à 66 dollars risque de basculer à nouveau. Depuis l’attaque, le prix a déjà augmenter de 4% et les sanctions sur le pétrole iranien risque d’amener le pays à un isolement diplomatique. Notamment à cause de la monté de Téhéran en Irak, deuxième producteur de l’OPEP.

L’Iran réclame sa vengeance

Suite à la mort de Soleimani, l’ex-chef des gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, appelle à la « vengeance » et à « la mort de l’Amérique ». Trump de son côté justifie ses actions comme une « attaque défensive » contre celui qu’il qualifie de « terroriste numéro un » dans le monde. Pour lui l’attaque est justifiée en ce qu’elle empêche de futur conflit au lieu d’en commencer de nouveaux. C’est l’avis de plusieurs centaines de personnes qui sont descendus dans la rue en Irak pour célébrer la mort du général. La révolution qu’il a aidé avait effectivement fait plusieurs centaines de morts plus de 25.000 blessés.
Le Moyen-Orient quant à lui et particulièrement l’Iran, voit cette attaque plutôt comme la déclaration d’une guerre. Les réseaux se sont d’ailleurs enflammés ces derniers jours et parlent de 3e guerre mondiale. La situation est cependant beaucoup détournée de manière comique.

Emeline Lagarde