Le dimanche 5 janvier 2020 dernier, les autorités japonaises ont prit la parole. L’ex patron français Carlos Ghosn fuit le pays pour se rendre au Liban. Cette sortie est qualifiée d’injustifiable par les autorités Nippone. Zoom sur les failles de la sécurité Japonaise durant cette incroyable évasion. 

«Injustifiable» et «criminelle» tels sont les mots employés le 5 Janvier dernier par les autorités japonaise pour qualifier cette fuite. «La fuite d’un accusé sous caution est injustifiable», déclare Masako Mori, ministre japonaise de la Justice. En effet, les circonstances de cette évasion restent floues. Pour causes, la mise en place de cette fuite parait surréaliste. 

Dissimulé dans une caisse 

« WSJ a obtenu une photo du boîtier de l’équipement audio utilisé par Carlos Ghosn pour fuir hors du Japon. Le boîtier a des trous percés dans le fond pour que Ghosn puisse respirer. Étonnante trouvaille par @gauthiervillars ».

Respirant par un ingénieux système de «trous d’air» et recroquevillé : C’est ainsi qu’il a pu quitter seul et sans difficulté apparente sa résidence tokyoïte dimanche 29 décembre en début d’après-midi affirme le 20 minutes. Il aurait alors embarqué à bord d’un jet privé à destination d’Istanbul. Une première défaillance est alors à noter : «Le contrôle au rayon X des bagages n’est pas obligatoire au Japon pour les jets privés étant moins exposés aux risques de bombe ou de prise d’otages» a précisé le ministère nippon. Les contrôles aérien sont désormais renforcés pour quitter et rejoindre le territoire. Malgré ces renforts, cette évasion est condamné par la communauté internationale et la vie politique. La justice en cherchera les responsables.

L’International critique le système judiciaire japonais

La politique s’indigne aussi de cette fuite. Ici Manon Aubry.

« Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité, où la discrimination est généralisée et où les droits de l’Homme sont bafoués », avait lancé mardi Carlos Ghosn. L’accusé continue de clamer sont innocence et il n’est pas le seul à accuser le Japon. Cependant il est à noter qu’avec cette évasion, l’ex PDG à brisé sa promesse de rester sur le territoire qu’il avait tenu lors de son procès. Des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International critiquent aussi le système judiciaire japonais, jugé trop différent des systèmes occidentaux. Cependant, les autorités japonaise se défendent en rappelant qu’elles avaient initialement refusé sa liberté sous caution. Cette évasion donc incroyable suscite les débats. Sur la sécurité, et la justice japonaise.


Laberenne Lucas