Carlos Ghosn ancien dirigeant de Renaud-Nissan s’est enfui du Japon le 29 décembre 2019.  L’ Ex dirigeant soutient qu’il l’a fait seul sans l’aide de sa famille. Aujourd’hui a Beyrouth au Liban, il se retrouve protégé de tout rapatriement vers le Japon n’ayant pas d’accord d’extradition avec le Liban.

Une évasion digne d’un film hollywoodien

Les circonstances exactes de sa fuite du Japon ne sont pas encore expliquée mais elles se dévoilent au fil du temps. On soupçonne qu’il se soit envolé le 29 décembre de l’aéroport international du Kansai près d’Osaka à bord d’un jet privé. Il en aurai pris un autre à Istanbul pour atteindre Beyrouth le 30 décembre. Les dernières images de vidéosurveillance à Tokyo ont montré qu’il avait quitté seul le 29 décembre sa résidence où il était assigné dans l’attente de son procès. Le Wall Street Journal a publié ce week-end une photo d’un caisson à contre-basse dans lequel, selon le média américain, Ghosn se serait caché pour quitter le Japon. Jeudi, dans une déclaration écrite, Carlos Ghosn a assuré avoir organisé « seul » son départ, sans la participation de sa famille et notamment de son épouse.

Quitter le pays de toutes les surveillances 

Les autorités japonaises n’ont pas de données informatiques indiquant que Carlos Ghosn, facilement reconnaissable, se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. Il est soupçonné d’avoir employé un moyen illégal de sortie du territoire, soit sous une fausse identité ou en échappant aux contrôles, selon la chaîne publique japonaise NHK. Ses trois passeports (français, libanais, brésilien) étaient conservés par ses avocats japonais, pour limiter les risques de fuite. Mais, selon une source proche du dossier, une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait de conserver un deuxième passeport français sur lui dans un étui fermé par un code secret, connu de ses seuls avocats. Il est finalement entré « légalement » au Liban, avec un passeport français et un carte d’identité libanaise, selon une source à la présidence.