Ce mardi 17 décembre dans l’après midi, le rassemblement à la sortie du métro François Verdier à Toulouse pour manifester contre la réforme des retraites a encore partagé les Toulousains.

Manifestation à la sortie du métro François Verdier – Elisa Jordan

Mardi 17 Décembre, environ 120 000 personnes se sont donnés rendez-vous dans les rues de Toulouse pour manifester contre la nouvelle réforme des retraites. Les Toulousains se sont plains de leurs conditions de vie en ce jour de grève en réclamant des solutions : plus de communication et de sécurité mais surtout : moins de gilets jaunes.

Avant même d’arriver sur les lieux, l’odeur du gaz lacrymogène inonde les narines. En sortant du métro, le rassemblement et la cohue générale fait perdre les repères. Julie, une adolescente raconte son calvaire : « ça fait un moment que j’attends et je commence vraiment à paniquer. Je ne sais pas quoi faire » Cette jeune femme ignorait l’existence d’une manifestation et avait donné rendez vous à sa grand mère à François verdier. « Je ne m’étais pas vraiment renseignée mais c’est fou de se balader dans la rue et d’être obligé de se confronter à de telles violences ».

Une femme sortant du métro semble elle aussi très agacée par ce mouvement et ignorait également que son bus allait être stoppé, « L’idéal, ça serait qu’ils arrêtent de faire chier ceux qui n’ont rien demandé »

« Quand les gilets jaunes s’en mêlent… »

Un groupe de jeunes manifestants déplore le comportement de certaines personnes et rejettent la faute sur les gilets jaunes. « on va pas tous les mettre dans le même paniers mais à chaque fois qu’il se passe quelque chose, c’est un gilet jaune ». De plus, ils se plaignent de la violence verbale et non verbale de ces derniers et ne veulent en aucun cas être confondus avec eux, « contrairement à eux, on est pas des casseurs » . Ces jeunes manifestants ont également constaté que les quelques personnes déguisées dans le rassemblement étaient aussi des gilets jaunes. « Ce n’est pas carnaval, ils sont seulement là pour s’amuser « .

« On a fini, on veut aller boire un coup »

16h45 : Alors que les manifestants commencent à se disperser, un groupe de gilets jaunes portant des pancartes et des couvre-chefs poussent des hurlements dans la foule. « on part avant de se faire gazer », dans un comportement agressif, ces gilets jaunes refusent de répondre aux questions en prétendant être « déjà en retard pour l’apéro ». Un comportement qui laisse perplexe et qui dérange les manifestants qui souhaitent être pris aux sérieux.

-Elisa Jordan