Julien Fay (conseiller de prévention) et Delphine Accarier (directrice en crèche) sont acteurs dans la prévention des risques professionnels sur la commune de Tournefeuille, près de Toulouse. La prévention des risques professionnels est essentielle pour garantir la santé et la sécurité  des travailleurs. Elle est obligatoire dans une entreprise afin de prévenir et limiter les risques.

La prévention est présente dans le code du travail et s’articule en 9 points essentiels qui doivent permettre de supprimer ou limiter des risques tel que les troubles musculo-squelettiques (TMS) ou  visuels. Pour Julien Fay, conseiller de prévention, chaque métier est différent et tous doivent être protégés (« du poste administratif à l’élagueur »). Son travail est de « veiller aux conditions de travail des agents de la commune et leur qualité de vie (au travail) » qui permet ensuite d’éviter les accidents du travail. Enfin, le DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels) est essentiel à la prévention. Le conseiller de prévention dit que ce document oblige à « recenser les risques du travail présents sur l’entreprise » et permet de « trouver des solutions ». Il est  actualisé chaque année par le conseiller de prévention. Pour Julien Fay, la prévention des risques professionnels  va « vers de la règlementation ».

Crédit: AGARD Romain. Crèche « Les p’tits poucets », à Tournefeuille, le mercredi 11 décembre

« On va dans le bon sens, car on s’y intéresse de plus en plus »

La crèche familiale« Les p’tits poucets » à Tournefeuille n’échappe pas à la prévention. Sa directrice, Delphine Accarier est confrontée aux risques de deux types principalement : « les troubles musculo-squelettiques (TMS) et la charge mentale des agents (seuls pour trois enfants en moyenne) ». Elle se sent bien protégée du fait de la proximité entre les agents : « Tout ne repose pas sur nous », dit-elle. Elle ajoute que c’est grâce à une « assistante de prévention très impliquée (Isabelle Basset, du service petite enfance) ». Elle écrit dans le Registre de sécurité (dans chaque service) dès l’existence d’un risque et en informe l’assistante de prévention. Des sujets sont faciles à faire remonter (l’achat de matériel  par exemple), des  demandes de formations… D’autres prennent plus de temps, « là où nous n’avons pas la main » dit-elle ironiquement en évoquant les demandes faites à la mairie (certains travaux, comme boucher un trou dans le jardin) qui prennent du temps, qu’il faut relancer.

Finalement, Julien Fay et Delphine Accarier s’accordent sur le fait que « les choses évoluent », que « l’on va dans le bon sens, car on s’y intéresse de plus en plus ». Pour Julien Fay, c’est dû au fait que l’absentéisme « coûte à la commune » (maladie, blessures,…). Delphine Accarier ajoute «en 11 ans à ce poste, nous n’avons eu que des réponses positives » quant aux demandes de budget dans le cadre de la prévention.

AGARD Romain