Sport

Du 28 novembre au 1er décembre 2019 se déroulait le tournoi de qualification olympique officielle d’escalade, à Tournefeuille, Toulouse pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Affiche officielle de l’IFSC pour le tournoi de qualification olympique. Crédit : IFSC
 

Le 3 août 2016, le comité international olympique décidait d’approuver pour la première fois, l’ajout de l’escalade en combiné, comme discipline aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Les meilleurs athlètes se sont donc démarqués aux coupes du monde de 2019. Ils ont sécurisé leurs places pour la compétition. Parmi eux se trouve un français, Mickael Mawem, membre de l’équipe de France en bloc. Pour les femmes, la Slovène Janja Garnbret est en première place sans surprise puisqu’elle est première au rang mondial à tout juste 20 ans. D’autres sont également sûrs d’aller aux Jeux comme le japonais Tomoa Narasaki, l’allemand Alexander Megos ou encore la britannique Shauna Coxsey.

12 places pour 40 participants

Lors du tournoi de qualification olympique, 40 athlètes de pays différents se sont affrontés pour obtenir leur place aux JO. Mais seulement 12 sont repartis avec ce privilège, 6 femmes et 6 hommes. La qualification s’est faite en combiné, c’est-à-dire en cumulant les scores de chacun en vitesse, difficulté et bloc. Bassa Mawem (champion du monde de vitesse en 2018) rejoint son frère à Tokyo. Il en va de même pour le Tchèque Adam Ondra, favori des dernières coupes du monde de bloc. On retrouvera aussi le japonais Kokoro Fujii ou encore le chinois YuFei Pan. Côté femme, une française se qualifie, Julia Chanourdie, actuellement 9e au rang mondial combiné. Elle rejoint la japonaise Futaba Ito et la russe Luliia Kaplina.

Une compétition rude

Malheureusement pour beaucoup d’autres athlètes, l’aventure s’arrête ici. C’est le cas par exemple de la française Fanny Gibert. Elle rate d’une place à peine sa qualification et sa douleur se fait ressentir après tous les efforts et exploits de l’année. Il en va de même pour le français Manu Cornu. Champion du monde de difficulté en 2019, champion du monde de bloc en 2018 et champion de coupe du monde en 2019. Il a raté la vitesse, n’a « topé » qu’un bloc sur 4 et n’a pas non plus atteint le sommet en difficulté. Pour lui aussi, l’échec est dur.

Pour autant, la compétition était belle et les athlètes ont tout donné. D’ailleurs, tous les replay sont disponibles sur la chaine YouTube de la fédération internationale d’escalade.

Emeline Lagarde