Aurélie, Responsable de l’épicerie « day by day »|30 octobre 2019, JILL BATHURST

2,01 milliards de tonnes: c’est ce que représente le nombre de déchets produits par an sur terre selon la banque mondiale en 2018. Cette donnée alarmante et les effets destructeurs des déchets sur notre planète ont encouragé les citoyens à se responsabiliser et à moins polluer. Ainsi, les français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la nouvelle tendance « zéro déchet »: la consommation en vrac.

Sur Toulouse, les épiceries en vrac sont très sollicitées comme le témoigne l’épicerie  « day by day » qui accueille en moyenne 600 clients par semaine. Cette enseigne propose uniquement des produits en vrac qui par conséquent, sont dépourvus de tout emballage plastique. Ainsi, des procédés ont été mis en place pour permettre aux clients de faire leurs courses sans produire le moindre déchet. « Nous avons mis à disposition des sacs en tissu et des bocaux en verre que l’on a recyclés et stérilisés et que les clients peuvent utiliser pour mettre des pâtes par exemple» explique Aurélie, Responsable de l’épicerie. « Les clients viennent aussi avec des boîtes ou des sacs qu’ils remplissent et réutilisent à chaque fois » ajoute-elle. Ce mode de consommation permet de réduire un grand nombre de déchets. En effet, lorsque 20 kg de riz est vendu en vrac, nous économisons 40 sachets de riz de 500 g soit, l’équivalent de ce que vend en moyenne un carrefour express chaque semaine. Ainsi, ce type de consommation semble avoir du succès à Toulouse. Cela s’illustre dans la vidéo de Didier Onraita, co-fondateur de « day by day »: à elle seule, l’épicerie a permis de retirer 52 tonnes d’emballages plastiques sur le marché l’année dernière. 

Didier ONRAITA, co-fondateur de “day by day”- 1er réseau d’épicerie sans emballage


Le vrac: quelles limites?

Bien que de plus en plus de gens décident d’acheter en vrac, la part de ce type de consommation reste encore minoritaire sur le marché. En effet, d’après quelques supermarchés tels que Casino, Carrefour ou encore Intermarché, il n’y a pas eu de réduction dans les achats de produits nécessitant un emballage plastique ces dernières années et ce, malgré la hausse des produits achetés en vrac. De plus, si nous disposons d’un large choix dans les produits proposés sans emballages, une consommation « zéro déchet » unique reste encore limitée. En effet, « pour certains produits comme le fromage ou le papier toilette, cela reste encore compliqué d’éviter l’utilisation d’emballages » nous confie une des clientes de l’épicerie. 

Malgré ces facteurs limitant la réduction des déchets, ces derniers continuent à diminuer grâce aux nombreuses campagnes de sensibilisation comme celles que nous pouvons constater sur la page Facebook de “day by day” qui organise et participe régulièrement à des projets écologistes. Et les initiatives semblent porter leurs fruits: « Nous accueillons chaque jour de nouveaux clients » affirme Aurélie avec enthousiasme. Enfin, avec ce phénomène touchant de plus en plus de consommateurs, plusieurs supermarchés envisagent de réaménager leurs locaux afin de s’initier eux aussi au vrac pour attirer un plus grand nombre de clients. 

Ainsi, avec la part du marché en vrac en constante évolution, nous pouvons envisager un avenir prometteur pour notre planète qui devrait à terme, voir une baisse considérable du nombre de déchets produits.


Jill Bathurst