Avec plus de 54 000 licenciés en France, les échecs sont une discipline qui attire de plus en plus de pratiquants. Toulouse et son agglomération n’échappent pas à la règle, et un nombre toujours croissant de joueurs s’écharpent au sein des clubs de la Ville Rose. 

Dans des bars à jeux, sur les bancs de la faculté ou au sein de clubs prestigieux, les Toulousains sont épris d’échecs. Longtemps en manque de considération, ce jeu semble depuis quelques années susciter un intérêt grandissant à travers la France. Peut-être impulsé par les performances de Maxime Vachier-Lagrave, un temps n°2 mondial, cet entrain est bien visible à Toulouse. 

C’est au sein des grands clubs comme le Club d’Échecs International de Toulouse ou la Maison des Échecs Toulouse Lardenne que les meilleurs joueurs toulousains s’affrontent. Les villes de la banlieue toulousaine sont également concernées, avec des clubs de moindre envergure mais réellement dynamiques, à l’image du Club d’échecs de Blagnac ou de l’Amicale des échecs de Balma. 

Une compétition ludique 

Les échecs attirent de nombreux parents qui y trouvent un réel intérêt pour leurs enfants. « Ça leur permet de développer une réflexion, et puis c’est très ludique […], ils ne rechignent pas à aller jouer » confie ainsi Julie, la mère d’un jeune joueur. « J’aime beaucoup les échecs ! » abonde son fils Raphaël, 11 ans, le regard malicieux. 

L’aspect ludique est celui qui ressort le plus lorsque les joueurs d’échecs sont interrogés. Ils prennent du plaisir à jouer, à se retrouver entre amis et à se défier dans une ambiance bon enfant. Certes dès que le niveau augmente la compétition reprend ses droits et les visages se crispent, mais le plaisir de jouer reste le même. « Ça fait 45 ans que je joue aux échecs, et ça me plaît toujours autant ! » s’esclaffe Daniel, un joueur blagnacais. 

Une offre attractive  

Toute l’année des tournois sont organisés par les divers clubs toulousains, où des amateurs peuvent croiser des joueurs chevronnés. Les clubs cherchent à attirer toujours plus de joueurs, peut-être pour trouver la nouvelle perle rare des échecs, mais surtout pour promouvoir leur discipline. Ainsi il est possible de payer une licence A, qualifiée par la Fédération Française des échecs de « licence professionnelle », ou alors une licence B, que la fédération appelle aussi « licence loisir ».

Le prix de ces licences ne doit pas être prohibitif, « sinon personne ne viendrait jouer » explique André, un passionné d’échecs toulousain. Les échecs doivent donc rester attractifs pour inciter les gens à faire vivre ce sport en France. Les échecs ressemblent « un peu au foot amateur » conclue Daniel. Sans lui demander ce qu’il entendait exactement par cela, il est facile de comprendre ce qu’il a voulu dire. Les échecs, même s’ils ont tendance à se professionnaliser et à revêtir un aspect compétitif, savent garder une certaine insouciance. Au grand bonheur des joueurs, à Toulouse comme ailleurs.

Dorian Lacour