Connaissez-vous Jules et Julies ? Cette association inter-universitaire toulousaine vient en aide aux personnes ayant des difficultés avec leur orientation sexuelle. Dans un monde où des a priori persistent sur les personnes LGBTQI+, l’association vous accueille, vous informe sur de nombreux sujets, et est à votre écoute.

L’association de jeunes gays, lesbiennes, bi, trans et gay-friendly Jules et Julies, fondée en 1996 à l’université du Mirail, joue un rôle important dans la vie LGBT toulousaine. 

Là-bas, le mot d’ordre est clair, tout le monde est le bienvenu sans discrimination, étudiant ou non, jeune ou moins jeune, venant à la recherche d’informations ou simplement dans le but de rencontrer des personnes de la même communauté. L’association est à l’écoute des personnes rencontrant des difficultés, qui se questionnent sur leur sexualité. Elle œuvre aussi dans l’apprentissage du respect de la diversité d’orientation sexuelle, mais l’association ne s’arrête pas à cela.

En effet, elle accueille tous ceux qui le souhaitent lors des permanences de l’association, pour autant la prévention contre les MST et IST tient une place tout aussi importante. Jules et Julies propose aussi de se réunir par le biais de sorties dans les établissements dits gay-frendly de la ville. L’association participe à des évènements tels que la marche des fiertés de Toulouse, ou encore tient des stands de préventions aux IST avec distribution de préservatifs. L’association travaille dans la sensibilisation de chacun au monde LGBTQI+.

« avoir un endroit pour être soi-même, où on n’est pas jugé »

L’association permet à beaucoup de personnes de trouver des renseignements et informations quant aux sujets qui les préoccupent.

C’est le cas de Maé, étudiante transgenre de 18 ans à l’université Jean Jaurès de Toulouse. Elle témoigne de son expérience auprès de l’association : « Je suis arrivé il y a quelques mois sur Toulouse, et j’ai découvert l’association grâce à leur page Facebook. J’ai décidé d’y aller pour récupérer des ressources sur la transidentité. J’ai d’abord été réorienté vers une permanence publique où j’ai rencontré quelqu’un qui m’a dirigé vers un spécialiste. » Elle donne par la suite son avis sur l’association : « l’association est bien dans le sens où elle permet de trouver des informations aisément, elle offre un espace de convivialité pour rencontrer des personnes autour d’activités. C’est bon d’avoir un endroit pour être soi-même, où on n’est pas jugé. » 

Néanmoins, elle n’est pas convaincue qu’il existe assez d’associations du même type aujourd’hui en France : « On trouve ce genre d’association que dans les grandes villes, dans les petites villes, hormis le planning familial, il n’existe pas assez d’établissements de sensibilisation et d’associations en France, alors que ces associations pourraient être utiles à plein de personnes. » 

Le témoignage de Maé rappelle que dans un monde où les crimes de haine contre les personnes LGBTQI+ existent encore, plus d’associations comme Jules et Julies devraient voir le jour car elles sont nécessaires.

                                                                                                                                     Marco Gasparini