Loin des villes, depuis toujours actuelle, la permaculture permet de produire en respectant la nature. De plus en plus de personnes, de tous types, s’y tournent.

Photo d’une partie du jardin de Pierre et Nicole Besse

Dans une société vouée à disparaître par elle-même, par faute de ressources ou par faute de vulgarisme des déchets, des solutions vivifiantes s’éveillent dans la conscience collective. Il existe un domaine où la nature est égale à l’homme. Ce respect mutuel est la façon de cultiver en tirant un bon avantage de sa terre, que ce soit dans son jardin ou sur son balcon. Pour Pierre Besse, un agriculteur conscient de l’enjeu planétaire, la permaculture est avant tout un moyen de satisfaire ses premières nécessités « pour moi, c’est une culture qui satisfait les besoins de base de l’humanité sans dégrader les milieux naturels et au contraire, si possible, en les améliorant » dit-il. Cette culture de base, vue comme une modernité, se place sur une analyse simple à déduire du maintien des plantes. « Les végétaux permettent l’expansion des autres pousses en les protégeant. L’une va faire fuir les insectes, tandis qu’une autre peut protéger du vent » explique Sebastien Casegrande, un citadin pratiquant la permaculture. Le plus compliqué pour se lancer dans la branche reste de posséder un minimum de connaissances et d’envie.

Faire du bien à la terre c’est se faire du bien

A l’intérieur de cette activité se cache une philosophie de vie. D’après le dicton connu de tous « nous sommes ce que nous mangeons », avoir une terre saine c’est avoir un corps sain. La permaculture se travaille avec les produits les plus pures possible, comme les graines reproductibles qui évitent aux agriculteurs de devoir se plonger dans le système de consommation. « Je pense que l’économie de marché sur des ressources avec des artifices, comme les pesticides, ont une conséquence sociale et philosophique » confie Pierre Besse. En effet, un corps qui absorbe des aliments contaminés aux pesticides ne bénéficient pas des vertus de ces aliments car la dénaturation les a détruits. Le corps humain devient donc plus faible et impacte aussi le mental. La permaculture semble être une belle issue de secours pour les personnes cherchant à se défaire de leurs plus grandes toxines.

Eléonore Ester