Depuis 2013 la ville de Toulouse a pour projet de créer une nouvelle ligne de métro qui augmenterait la mobilité de l’une des agglomérations les plus attractives de France et d’Europe. Le mercredi 11 juillet 2018, le conseil syndicale de Tisséo a officialisé le tracé final de la troisième ligne de métro. Un projet attendu avec impatience par les toulousains.

De grandes ambitions en si peu de temps, c’est le défit que c’est lancé la commune de Toulouse au mois de juillet dernier. En ce qui concerne la durée des travaux les estimations varient mais il semblerait que le projet ne puisse être terminé qu’entre 2025 et 2030, sans compter les possibles imprévus rencontrés lors des travaux. Répondre aux besoins grandissant de l’utilisation des transports en communs est le premier objectif de la ville rose pour ses citoyens. Connecter le nord toulousain du reste de l’agglomération est devenu nécessaire, en réponse à une demande toujours plus élevée. Une mise en fonction prévue initialement pour 2024. 21 stations desservies. Un métro qui parcourra 27 kilomètres à travers différentes communes tel que: Colomiers, Blagnac et Labège. 9 connexions avec le réseau de transport déjà existant. 200 000 voyageurs par jour. Une durée de trajet entre les deux terminus d’environ 40 min



Une remise en question du coût réel de ce projet peut-il retarder la mise en service de la troisième ligne de métro?

Selon l’autorité organisatrice des transports le coût de base d’un kilomètre de métro en sous terrain est de 120 millions d’euros. Un kilomètre en aérien au ras de sol lui se maintient au coût de 45 millions d’euros. Le projet se constitue de 60% de métro en sous terrain (tunnel)  soit 16,8 kilomètres et 40% de métro en aérien, soit 11,2 kilomètres. Si nous faisons un calcul simple: 

16,8 kilomètres x 120 millions d’euros = 2 milliard 16 millions d’euros 

11,2 kilomètres x 45 millions d’euros = 504 millions d’euros

2 milliard 16 millions d’euros + 504 millions d’euros = 2 milliard et 520 millions d’euros. Les 28 kilomètres de la troisième ligne coûteraient donc 2, 5 milliards d’euros soit 392 millions d’euros de plus que le chiffrage officiel. C’est presque le double du coût de la ligne B. De plus dans le cas où la partie aérienne serait en viaduc le coût du projet pourrait atteindre 2,8 milliard d’euros. Le coût du kilomètre en viaduc s’élevant à 70 millions d’euros. Des résultats qui sont donc bien loin des chiffres officiels.