L’alcoolémie au volant est l’une des premières cause de mortalité routière. Ce fléau est souvent véhiculé par les jeunes qui semblent souvent en ignorer les dangers. Depuis quelques années le gouvernement a durcit les sanctions concernant la conduite en état d’ivresse mais quelles solutions sont mises à disposition pour réduire les dangers ?

Selon les chiffres rapportés par le gouvernements l’alcool serait en cause dans 1/3 des accidents mortels et 25% des conducteurs âgés de 18 à 35 ans impliqués dans un accident mortel avaient trop bu. Un scénario souvent prévisible : une soirée entre amis un peu trop arrosée et un conducteur trop peu prudent qui prend le volant. Pour éviter ce genre de scènes le gouvernement a mis en place de nombreuses campagnes dont le célèbre « Sam : celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas » depuis 2005. « Sam », c’est le capitaine de soirée : il doit rester sobre et est chargé de ramener tout le monde, suite à une soirée alcoolisée.

Quand Sam ne suffit plus…

Seulement, être « Sam » peut comporter également des dangers. Julie, 20 ans, est souvent désignée comme capitaine de soirée et elle a fait l’expérience de ses limites. « Je sais que c’est très important d’avoir quelqu’un qui reste sobre pendant une soirée, mais quand on est entouré de gens bourrés c’est super dur de pas boire et souvent on se dit que juste un verre c’est rien… ». C’est justement ce verre de trop qui va lui causer sa suspension de permis. Pour les jeunes conducteurs, le taux d’alcool doit être inférieur à 0,2g par litre de sang et pour les conducteurs confirmés il doit être inférieur à 0,5 g.

Des stages pour sensibiliser

Avec des sanctions toujours plus sévères le risque de se voir se faire retirer son permis des suites d’une conduite en état d’ivresse est inévitable. En plus d’une suspension voire parfois un retrait total du permis et une perte de points, deviennent quasi-obligatoire des stages de sensibilisation. Thomas a 21 ans et son permis depuis déjà 2 ans, encore en période probatoire, il a été lui aussi contrôlé avec un taux d’alcoolémie supérieur au seuil légal des jeunes conducteurs et s’est vu obligé de suivre l’un de ces stages de sensibilisation. « Même si au début je l’ai plutôt subit comme une sanction pénible, le stage m’a beaucoup aidé […] je pense que ça m’a bien servit de leçon et je ne suis pas prêt de reprendre le volant en ayant bu maintenant. ».

Ces stages souvent imposés par les tribunaux lors d’infractions sont également accessibles volontairement et très recommandés (notamment auprès des jeunes) par les auto-écoles. Autant de méthodes qui peuvent aujourd’hui permettre aux jeunes de comprendre les enjeux et dangers de la conduite en état d’ivresse.

Justine Seguin