Dans de nombreuses villes de France, les municipalités font face aux problèmes d’urine dans leurs rues. À Toulouse, plusieurs mesures ont été prises afin de mettre fin à cette nuisance.

C’est un véritable fléau contre lequel certaines villes de France ont décidé de s’attaquer. Beaucoup d’habitants se plaignent de ces odeurs dans leurs rues et cela peut donner une image particulièrement néfaste de la ville pour les touristes. Les municipalités tentent tant bien que mal de changer les habitudes de leurs habitants et ne manque pas d’originalité pour décourager les récalcitrants.

L’un des dispositfs « anti-urine » dans la rue du Taur à Toulouse – Crédits: Owen Huchon 2019

Une brigade spéciale et des amendes

Depuis plusieurs années, beaucoup de villes françaises ont instauré des amendes contre les “incivilités”.On retrouve parmi ces incivilités, jeter ses mégots dans la rue, laisser ses déchets, ne pas ramasser les déjections de son chien et.. uriner en pleine rue. A Bordeaux par exemple, uriner dans la rue vous coûtera la somme de 450 euros, à Paris comptez 68 euros.

A Toulouse, Jean Luc Moudenc a lancé en 2018 une “brigade contre les incivilités”. Cette brigade a pour but de veiller à ce que le “plan propreté” soit respecté et que, dans le cas contraire, les infractions soient punies. Ainsi à Toulouse, uriner dans la rue peut coûter jusqu’à 450 euros. La municipalité avait ainsi lancé en 2018 une campagne d’informations concernant ces incivilités ainsi que les sanctions encourues.


Affiche d’une campagne de sensibilisation de la Mairie de Toulouse-2018
Source: Site internet Mairie de Toulouse


Encourager les habitants à changer de comportement

Pour ce faire, la ville investit dans les sanisettes. La ville en compte 63 et elles sont entièrement gratuites. Pour les trouver, la ville a mis à disposition cette carte sur son site internet. Mais certains habitants s’obstinent tout de même. Ainsi, la municipalité a opté pour une mesure ingénieuse. Peut être l’avez vous même remarqué dans la rue sans savoir ce que c’était. Une simple plaque de métal, vissée au mur, dans des coins de rues. Le principe est simple, si quelqu’un se met à uriner sur ce dispositif, il se retrouve lui même arrosé.

Le système n’est pas miraculeux non plus. Emilien Esnault, adjoint du maire de Toulouse expliquait à Actu Toulouse que « On ne peut pas empêcher les personnes qui se livrent à de telles incivilités d’uriner quelques mètres plus loin, concède-t-il, mais au moins, ça disperse le problème ». Ainsi, d’autres villes continuent d’innover afin de lutter contre ce fléau.


Même problème, différentes solutions

A Caen, la ville a testé une solution similaire à celle de Toulouse, sauf que celle-ci est “invisible”. En effet la ville enduit certains murs, de la ville d’une peinture hydrofuge qui fait rebondir l’urine sur le fautif. Seul bémol, son prix, 58 euros le mètre carré.

Paris est connu pour avoir des problèmes d’incivilités. Elle avait lancé une campagne de communication l’année dernière mais qui n’a pas eu un franc succès auprès des parisiens.

Campagne « Pas de pipi dans Paris »

La capitale avait également déployé des “uri-trottoir”. Comprenez, un mélange entre un urinoir et un pot de fleur. L’idée étant de créer des urinoirs “écolos”. En plus d’être écologique, ils sont plus esthétiques que des urinoirs classiques et ne sentent pas, grâce à un système de filtrations. Pourtant, ces urinoirs sont loin de créer l’unanimité. Certains déplorent le fait que ces dispositions ne permettent aucune intimité ainsi qu’une discrimination envers les femmes qui ne peuvent clairement pas utiliser ce genre de système.