Le burn out existe depuis longtemps dans notre société. Mais ce syndrome est de plus en plus mis en avant de par les problèmes qu’il y a. État dépressif ou décompensations anxieuses en lien avec l’exercice du métier de la personne. Certains organismes se mettent en place pour lutter contre cette psychopathologie. Et combattent ce syndrome qui diminue le rendement des travailleurs. C’est le cas de la clinique des cèdres !

À Cornebarrieu, près de Toulouse, en Haute-Garonne, la clinique des Cèdres s’est spécialisée dans la prise en charge de ce symptôme d’épuisement professionnel. Le burn out n’est pas reconnu comme une maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé. Bien que l’épuisement professionnel toucherait plus de 30 % des actifs, selon la Sécurité Sociale. Les victimes de ce syndrome sont des hommes, des femmes, de tout âge et de tout niveau de responsabilité confondus. L’épuisement professionnel frappe souvent sans prévenir. Il est d’autant plus difficile à surmonter. Ce mal moderne affecte aussi bien physiquement que moralement ceux qui en souffrent. « Énorme fatigue disent certains » ; qui sont souvent dans l’incapacité de faire quoi que ce soit alors qu’ils avaient l’habitude d’être quasiment hyperactifs. Les victimes de ce syndrome pensent seulement à leur travail, pour la plupart la vie personnelle est mise entre parenthèse. 

Des ateliers pour remotivés les patients !

Lorsque des personnes sont en épuisement professionnel, ils sont souvent mis en arrêt de travail par les médecins. Depuis 2011, la Clinique des Cèdres met en place des ateliers spécialisés pour ces patients. La clinique toulousaine est l’orientation des psychologues pour les personnes qui souffrent de burn out depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. L’hôpital de jour de psychiatrie « Le cèdre bleu » accueille depuis janvier 2011 des ateliers collectifs de travail. Y sont accueillis des patients « stabilisés » à qui l’on veut éviter une hospitalisation ou une ré-hospitalisation. Ces ateliers collectifs, guidés par des psychologues, se font durant trois heures avec six à huit personnes. Pendant ces trois heures, les personnes échangent leurs expériences et sortir de leurs habitudes. Ces séances permettent de comprendre d’où vient le mal, verbaliser son vécu professionnel, identifier les stresseurs professionnels. Et surtout prendre conscience de son équilibre personnel entre travail, famille, amis et loisirs. Depuis 2011, les ateliers psycho-pathologiques et travails ont accueilli près de 400 patients dont deux tiers c’est trois dernières années.

Déroulement du processus pour le syndrome d’épuisement professionnel.

Les ateliers redonnent de l’espoir aux gens et certains envisagent même de retourner travailler à la suite de ces séances. Mais le retour au travail est suivi pour que le patient ne retombe pas dans ses travers.

Voir le reportage de Delphine Gérard et Thierry Villéger, de France 3 Occitanie

B.R