La protection de l’environnement semble plus que jamais un enjeu d’actualité, entre la disparition d’espèces animales et les catastrophes environnementales comme le grand incendie « Camp Fire » qui a eu lieu en Californie durant le mois de novembre. Afin de prévenir ces désastres, de nouveaux moyens technologiques sont mis en place pour assister les organismes chargés de protéger l’écosystème.

Les drones ont été popularisés il y a quelques années avec l’arrivée des drones civils. Des modèles de plus en plus performants continuent de sortir des usines des grands fabricants comme le chinois DJI. Des drones récents sont même équipés de caméras filmant en qualité 4K et possédant une autonomie d’environ une demi heure. Ces appareils sont utilisés à travers le monde pour différents usages visant la protection environnementale.

Les nouveaux horizons offerts par les drones

De nombreuses organisations se servent de drones pour des projets environnementaux. Ces appareils offrent de nombreux avantages comme leur aspect écologique puisqu’ils fonctionnent à l’électricité, leur discrétion ainsi que leur facilité d’utilisation. Il suffit la plupart du temps d’une télécommande et d’un écran pour manipuler un drone. Grâce à ces avantages, les drones permettent par exemple d’analyser des zones dangereuses sans risquer de vies humaines comme le propose l’entreprise française Dronotec qui met à disposition des drones pour analyser des catastrophes naturelles sans risque, faire des inspections de bâtiments sinistrés et analyser des infrastructures comme des fermes solaires pour surveiller l’état du matériel.

Ces appareils permettent aussi de protéger la vie marine et prévenir le braconnage. L’ONG internationale Sea Shepherd lutte depuis 1977 pour la protection de la vie marine dans le monde entier. En 2011, la compagnie s’est servie pour la première fois d’un drone pour traquer un baleinier et communiquer sa position aux autorités. Les drones ont pu également pu faire évoluer l’agriculture avec par exemple l’épandage dans les champs. Il s’agit en effet d’une pratique présente dans de nombreux pays qui permet de bien mieux cibler la zone à épandre que les avions. Les drones peuvent en plus analyser la qualité des plantes et des sols avec les bons accessoires. Une entreprise française, Agrodrone, fournit des drones au niveau international pour ce type d’usage.

De belles images pour sensibiliser

En dehors des organisations, de nombreux particuliers se servent de drones pour leur plaisir personnel, notamment l’observation de paysages depuis un angle différent. Clement Filhol est l’un de ces particuliers. Cet employé d’Airbus de 19 ans possède deux drones équipés de caméras, dont il se sert depuis deux ans pour ses projets personnels. « Je m’en sers dans un but de loisir et de réalisation cinématographique. » Clement emmène son drone dans certains de ses voyages et en profite pour filmer les paysages sans déranger la faune. « C’est écolo et ça offre une autre vision de l’environnement, une meilleure vue de la situation ». Il monte ensuite les plans qu’il a filmé pour en faire des vidéos qu’il montre à son entourage. « Avec ça, je peux partager mes expériences et faire découvrir des paysages. Oui je pense que ça peut encourager à la protection de l’environnement ». Clement pense également lancer une chaîne YouTube afin de partager publiquement ses projets. Ainsi de simples vidéastes amateurs peuvent encourager à la sauvegarde de l’environnement, et beaucoup plus facilement grâce à l’usage de drones. Cependant dans le cadre d’un usage professionnel, un brevet de télépilote est requis pour utiliser un drone. Même pour un usage personnel, un brevet est obligatoire si le drone en question pèse plus de 800 grammes.

Nicolas SADOURNY