Depuis 2014 à Albi, un projet d’autosuffisance alimentaire s’est mis en place dans l’optique de ne plus avoir à fréquenter les grandes surfaces à l’orée 2020. Pour se faire, le projet est simple : des potagers publics, production de tous et pour tous à Albi ainsi que ces alentours.


L’autonomie alimentaire peut se traduire comme étant la capacité d’un territoire donné à produire les ressources alimentaires nécessaires pour subvenir aux besoins de la population. La finalité étant de promouvoir les circuits courts privilégiant une alimentation avec des produits locaux, de meilleure qualité et provenant d’une agriculture saine, respectueuse des soucis environnementaux. Cette autosuffisance vise à permettre également la réduction des émissions de gaz à effet de serre liés au transport de marchandises ainsi que la sécurisation des approvisionnements en cas de crise alimentaire. À Albi, les potagers publics se font de plus en plus nombreux : Les Issards, Canavières, Rayssac, Lapanouse ainsi que l’université (dont certains étudiants font preuve d’exemplarité en s’occupant eux même du potager, ménageant leurs dépenses en fast-food notamment).


L’appui des « Incroyables Comestibles »


C’est en ville pilote pour la France qu’Albi s’inscrit dans un projet d’autosuffisance. Pour réussir ce projet, l’association des Incroyables Comestibles s’allie à la commune d’Albi. Les représentants de la ville et de l’association ont même signé une convention d’un an pour utiliser la pelouse des jardins des immeubles en 2014 avec des règles précises d’entretien et des obligations de résultat. Peu concluant, cette initiative n’a pas empêché le projet de germer.

Les potagers publics insuffisants pour l’autosuffisance


Malgré les efforts déployés par la commune d’Albi, l’adjoint au maire Jean-Michel Bouat et les Incroyables Comestibles, le projet d’autosuffisance semble aujourd’hui difficile à réaliser, un an avant d’arriver à échéance, après 5 ans d’efforts. Impossible en effet de détrôner le géant Leclerc des portes d’Albi et ses 1600 places de parking. Sans doute les potagers publics continueront quand même à produire pour les albigeois.