3 600 tonnes. C’est le poids de vêtements récoltés en moyenne par an par le point relais de Marciac, dans le Gers. Les relais se chargent de retrier et distribuer les vêtements afin de ne pas les gaspiller. Le recyclage, la circulation, la réutilisation… De quelles manières est-il donc possible de réduire ce gaspillage vestimentaire?

« C’est toute une société de consommation, je pense simplement qu’il suffit que les gens prennent plus soin de leurs affaires », s’exprime la responsable de la boutique relais Ding Fring de Saint Alban. Les vêtements donnés aux relais sont nombreux, et nombre d’entre eux sont trop endommagés pour être revendus. La vendeuse explique que les vêtements sont « triés en trois catégories : ils sont soit revendus, soit exportés, dans des pays d’Afrique surtout. Soit ils sont recyclés, des textiles de jean sont transformés en isolants par exemple. »

Les boutiques relais ne sont pas les seules à vendre des vêtements déjà portés. Certaines personnes revendent leurs vêtements. Certaines le font via des réseaux tels que Vinted, de particuliers à particuliers. D’autres achètent ces vêtements pour en faire des boutiques d’occasion. En plus d’élaborer une stratégie de recyclage, l’occasion établie également une activité économique autour de ces pratiques.

Un moyen afin de réduire le gaspillage vestimentaire serait donc de donner ou vendre ses vêtements en bon état. Le Premier ministre Édouard Philippe présentait en avril 2018 une feuille de route pour l’économie française. Édouard Philippe expliquait que l’ »on ne peut plus réparer, réutiliser, vendre dans un vide grenier ou sur internet, ou encore donner, il faut recycler ».Il incitait la transition vers une économie 100% circulaire. Cette politique va dans le sens de l’anti-gaspillage vestimentaire. Elle pousse les français à ne plus jeter, mais plutôt dans un premier temps, donner ou revendre.

Recycler soi-même ses vêtements

Qu’en est-il des vêtements trop abîmés qui ne pourraient pas être redistribués par les associations ? Facile, il suffit de les réutiliser chez soi. La tendance du « Fais-le-Toi-Même », de l’anglais « Do It Yourself », se popularise depuis quelques années déjà. Elle consiste à créer ou transformer des objets par soi-même. Un vieux jean indésirable peut être reteinté, découpé pour en faire un patchwork, voire un coussin. Des ateliers et des forums de DIY sont également élaborés afin de partager les idées.

Cette pratique permettrait de ne pas avoir à jeter certains éléments endommagés. Au contraire, elle serait une bonne solution pour recycler à partir de chez soi les vêtements indésirables.

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La récupération au service de l’art
Suremballage : où et comment l’éviter à Toulouse