Du 16 au 18 janvier, l’Etablissement Français du Sang ainsi que le club Rotary ont organisé la plus importante collecte de sang d’Europe à Toulouse. La Mairie de la ville a ouvert les portes du Capitole afin d’accueillir les équipes bénévoles ainsi que les donneurs dans un cadre plus que confortable.

C’est Jean-Claude Brocart, ancien ingénieur et membre du club Rotary qui a organisé la première collecte en 1998. Avec le soutien du Rotary, il fonde alors l’association “Mon Sang Pour Les Autres” qui agit désormais à travers la France et à l’international.

Jean-Claude Brocart l’affirme « J’étais donneur de sang et j’ai toujours été convaincu de l’intérêt de donner son sang ». Aujourd’hui retraité, il se consacre entièrement à son organisation.

Un événement d’envergure

« En 2017, on a accueilli 3764 donneurs » Un record dont se réjouit Jean-Claude Brocart. Cet événement est devenu incontournable. Et pour cause, en passant par le centre-ville de Toulouse il est impossible de le manquer. Deux scènes ont été montées, une sur la place d’Alsace Lorraine, une autre sur la place du Capitole. Les artistes venus jouer et qui se succèdent sur scène sont tous bénévoles et permettent d’attirer de simples passants.

L’accès aux locaux de la Mairie constitue également un réel avantage. « Avant on faisait ça dans des tentes sur la place », se souvient Jean-Claude Brocart. Depuis plusieurs années maintenant la Mairie accueil en son sein l’opération. Ainsi, la salle des Illustres, la salle du conseil municipal, les balcons, etc. sont réquisitionnés afin héberger tout l’appareillage médical ainsi que les cuisines et la salle de repos. « C’est une chance » affirme Jean-Claude Brocart. De par son envergure, l’événement attire de nouveaux curieux et notamment des personnes qui n’ont jamais donné leur sang auparavant.

L’enjeu d’aujourd’hui, attirer les jeunes

« Sur les collectes traditionnelles, celles réalisées par l’EFS, ceux sont des donneurs habituelles. Ils sont inscrits dans le fichier, reçoivent un message et peuvent donner leur sang à Balma par exemple. » Ce n’est pourtant pas le profil visé par l’association. En effet, en plus de récolter des dons, l’événement doit permettre d’agrandir le carnet de donneurs réguliers. « Nous ce qui nous intéresse, c’est d’avoir des nouveaux donneurs ! Et là, il faut aller les chercher… ».

Pour ce faire, l’association mène une campagne digitale de plus en plus importante depuis plusieurs années. « On essaye d’être de plus en plus présent, en particulier sur Facebook et un peu Twitter ». Cela ne suffit pas toujours. Pour autant, l’association peut compter sur certains partenaires comme “Cheer Up”, une association qui accompagne des jeunes atteints de cancer : « Ils communiquent sur leurs propres réseaux sociaux pour cet collecte ». Ces partenaires sont déjà dotés d’une bonne présence sur les réseaux sociaux et leur communication autour de l’événement permet d’attirer une population plus jeune. Et la formule semble fonctionner. “Dans les files d’attentes, vous avez vu qu’on a beaucoup de jeunes. On a plus de 50% de moins de trente ans », observe Jean-Claude Brocart.

S’ils étaient plus de mille personnes à avoir donné leur sang jeudi soir, cette collecte 2019 est cependant restée loin du record de 2017. Pour cause, l’annulation de la journée de samedi, « en raison des manifestations de Gilets jaunes. ».