Les prix de vos produits préférés vont augmenter. La loi Alimentation, votée fin 2018, entre en application le 1er février 2019. Cela va impacter votre portefeuille. Plusieurs mesures ont été prises afin de réguler ce monde sans limites qu’est celui de la grande distribution. 

Sur le catalogue de 25.000 produits d’un hypermarché, les prix d’environ 1000 produits vont augmenter de 5 à 6 % en moyenne. Une mauvaise nouvelle de plus pour le consommateur moyen. Mais cette loi n’a pas été créée dans le but de baisser le pouvoir d’achat des citoyens. En effet, cette loi va être mise en place pour rétablir une égalité entre la marge des producteurs et des artisans et celle des énormes entreprises officiant dans la grande distribution.

L’un des objectifs principaux est d’assurer une meilleure rémunération des agriculteurs à l’aide d’une meilleure prise en compte des coûts de production. Le salaire moyen des agriculteurs Français est de 1250€/mois et le tiers touche moins de 350€/mois. De l’autre côté, Carrefour a réalisé 894 millions d’euros de bénéfices en 2016 et reversé 510 millions d’euros de dividendes. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation incite donc les distributeurs  à réduire leurs marges sur les produits agricoles (viande, poisson, lait, fruits et légumes…), de manière à maintenir les prix quasiment stables pour les consommateurs. Mais cela ne devrait pas suffire. 

Qu’en pensent les consommateurs?

Les consommateurs restent les premières victimes de cette augmentation des prix. Lorsque on demande à un client d’un supermarché du centre ville toulousain ce qu’il pense de cette nouvelle loi. Il nous répond que c’est une nouvelle fois le consommateur qui « raque », mais cela reste une bonne nouvelle pour les agriculteurs. Un autre client nous dit que de toute manière le client est soumis au prix et si il (le gouvernement) veut passer la brique de lait à 10 euros, il le fera.

La fin des promotions XXL

Tout le monde a en tête les images des émeutes provoqués par une énorme promotion sur des pots de pâte à tartiner. Il n’y en aura plus. La loi alimentation interdit les promotions trop importantes. Les super et hypermarchés seront limités à une promotion de 34% maximum sur un produit. Une nouvelle contrainte pour les entreprises de la grande distribution. Mais cela ne s’arrête pas là. L’article 15 du texte prévoit d’encadrer les prix de ventes des produits alimentaires, en contraignant les distributeurs à fixer un prix au moins 10 % supérieur au prix d’achat.