Crédit photo : Mehrshad Rajabi

On connaît les effets néfastes du lait de vache sur les adultes depuis une dizaine d’années. Mais entre les campagnes publicitaires des lobbys et les anti-lait, les consommateurs ne savent plus quoi faire. Alors qu’en pensent les spécialistes ? Tout le monde est-il concerné et quelles alternatives est-il possible d’adopter ? On fait le point.

Oubliez les laits d’animaux si votre souhait de changement est lié à une intolérance au lactose. En effet, le lait de brebis ou le lait de chèvre contiennent autant de lactose que le lait de vache. Si votre envie d’abandonner le lait de vache est liée à vos allergies, sachez qu’aucune étude scientifique n’a permis de prouver une quelconque différence.

Mais d’autres alternatives existent ! Les laits végétaux sont nombreux et ont leur lot de bienfaits : Lait de soja, lait d’amande, lait de noisettes, lait de coco… Tous ont leur spécificité tant au niveau du goût que des apports en vitamines ou en antioxydants. Le lait de pois peut convenir à ceux qui cherchent des apports en calcium au moins équivalents au lait de vache : Sucré, vanillé ou au chocolat, il est riche en protéines, pauvre en sucres et contient 50% de calcium en plus que le lait de vache ! A vous de voir celui qui conviendra le mieux à vos besoins.

A noter que les laits végétaux peuvent être utilisés pour la cuisine et les pâtisseries. Cependant, force est de constater qu’ils sont, en moyenne, plus chers que le lait de vache… En attendant leur démocratisation ?

Ce qu’en pensent les spécialistes

Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’institut Pasteur de Lille, déclarait dans une entrevue avec PasseportSanté : “Il existe bien quelques études impliquant le lait dans la survenue du cancer de la prostate. Le WCRF (World Cancer Research Fund International) vient toutefois de rendre un avis très intéressant où la responsabilité du lait a été reclassé en « évidence limitée ». Selon les dernières études, le calcium accentuerait les risques cardio-vasculaires et faciliterai la prise de poids. Cependant, il diminuerait très concrètement les risques de cancer colorectal et participerait à la prévention de la sarcophénie (fonte musculaire liée à l’âge).

Ainsi, si les effets nutritionnels du lait ne sont pas à remettre à cause, les effets sur la santé présentent encore un doute pour les scientifiques. Gaynor Bussell , diététicienne et nutritionniste, expliquait à Sciences et Avenir que “Des livres ont disséqué le discours du lobby laitier, qui finance largement la recherche publique et notamment l’Inra” et ajoute “on ne peut pas tirer une conclusion sur une relation de cause à effet car il se peut qu’il y ait un autre facteur difficile à identifier qui va de pair avec la consommation de lait et qui provoque mortalité accrue et fractures”.

Si vous souhaitez réduire votre consommation sans la stopper vous pouvez vous rabattre sur les yaourts et autres produits laitiers. Ils présentent moins de risques.