Du 12 au 31 janvier, le festival Cinéma et droits de l’Homme propose deux expositions et la projection de 12 films dans une quinzaine de cinémas. Sur le thème des droits humains à travers le monde, « Retour sur terre » est une exposition qui soutient la cause des réfugiés Sahraouis, dans la région d’Occitanie, à l’espace diversité et laïcité.

La fin du festival approchant, l’espace diversité et laïcité a proposé le mercredi 23 janvier à 18h une exposition se nommant « Retour sur terre ». Son auteur : Maurice Cuquel, photographe depuis plus de dix ans. C’est une véritable mise en lumière du peuple Sahraouis, désigné comme une « cause oubliée », qui lutte pour ses droits au Sahara Occidental. La municipalité toulousaine et Madame Miquel Belo, conseillère municipale en charge de la lutte contre les discriminations adhèrent à la cause. L’objectif est de défendre les droits humains par l’intermédiaire du cinéma et de vernissages afin de favoriser un espace d’échange et de débat.

Ici, le message est clair, le cas des Sahraouis ne doit plus être mis sous terre. Claude Mougin, épouse de Namah Asfari militant indépendantiste sahraoui emprisonné depuis 10 ans, elle se déclare aux côtés du front Polisario et contre l’occupation s’opposer contre l’occupation de l’Etat marocain au Sahara Occidental. « Nous sommes résistants, on est là pour faire appliquer le droit international » affirme t-elle. Une situation complexe mais pleine d’espoir grâce aux partenariats des nombreuses associations qui soutiennent la cause des Sahraouis. Afin de trouver une solution qui convienne à l’ensemble des partis, la table ronde de Genève a confronté l’Etat marocain et le Polisario, qui ont entamé des négociations le mois dernier.

Un but commun : comprendre et soutenir les droits de l’humain

Une trentaine de personnes se dirige au premier étage vers la salle d’exposition. Les clichés intenses en noir et blanc du photographe touchent profondément le public. Des images encadrant trois sujets centraux accompagnent la visite. L’école, la vie quotidienne et la lutte sont au cœur de la présentation. Maurice Cuquel regarde d’un oeil attendri ses photographies. Il se dit « frappé par ce peuple digne de 170 000 personnes qui luttent chaque jour, là bas, à 3h d’avion de Toulouse ».

Pour lui, les Sahraouis vivent « une aventure spatiale à l’envers : ils veulent revenir sur leur terre ». Rendre visible les Sahraouis qu’il accompagne depuis près de dix ans, est le fil conducteur de son investissement pour une cause trop souvent oubliée. La capture de milliers de vie par l’appareil photo, rend compte de la difficulté de vie dans le pays. Le photographe rappelle au public son objectif : universaliser les droits humains. « Ils s’impliquent et s’adressent à toutes les femmes et tous les hommes, partout dans le monde, pour trouver une solution face aux discriminations ». Tiraillés entre continuer la guerre et attendre une solution pacifique de la communauté internationale, les réfugiés espèrent être entendus.

Ouvrir les yeux sur des problèmes de société

Le festival Cinéma et Droits de l’Homme aborde différents sujets qui touchent au propre de l’Homme. Le sort des migrants, le délit de solidarité, le combat des femmes au Kurdistan, les droits des personnes LGBT en Afrique ou la survie à Gaza mènent à de complexes débats. Pour la seconde édition toulousaine du festival Cinéma et droits de l’Homme, le but est de sensibiliser un maximum à la question de la défense et de la promotion des droits de l’Homme à travers le monde. Suite aux dix éditions régionales du Festival International du Film des droits de l’Homme, six ONG sont partenaires du projet. Parmi elles : Amnesty International, Médecins Sans Frontière et plus particulièrement Médecins du Monde. Toutes soutiennent l’exposition « Retour sur Terre » de Maurice Cuquel.

Contacts des associations luttant contre les discriminations: https://nondiscrimination.toulouse.fr/des-acteurs-a-vos-cotes/associations/des-acteurs-a-vos-cotes/association-droits-humains

Manon Pitaud