Sur Internet, les sites proposant de l’aide aux jeunes pour leurs orientations fleurissent. L’un des manques sur ces plateformes en ligne : la personnalisation de l’accompagnement. C’est justement ce qu’apportent les centres d’informations et d’orientations (CIO). Exemple avec celui de Toulouse Centre.

L’Etudiant, Studyrama, digiSchool…voilà à quoi ressemblent les plateformes en ligne offertes aux étudiants désireux de s’informer sur leur poursuite d’études. Hormis l’organisation de certains salons d’orientations, ces offres ne proposent une aide et des informations qu’en ligne. 

En effet, elles sont très utiles mais les étudiants qui se déplacent aux salons sont en partis contraints d’avoir déjà une petite idée de leur futures études. C’est justement ce qu’aide à faire germer les CIO. Ils sont installés partout en France et sous la tutelle du Ministère de l’Education Nationale, en particulier sous l’autorité des académies régionales. 

Sur la structure de Toulouse Centre, ce ne sont pas moins de 20 personnes qui accompagnent les jeunes et qui selon leur objectif affiché « aident [à] la construction de [leur] projet ».

Un âge charnière qui provoque plein de questions

« Je ne sais pas vers quoi je veux aller », « je n’ai pas fait assez de recherches… », « est-ce que je connais vraiment mes qualités et compétences »…toutes ces interrogations sont répétées dans les oreilles des psychologues de la structure. 

Le rôle de ces assistants est alors de soutenir les étudiants – encore dans le système scolaire ou en décrochage – et de les amener vers la voie d’études qui leur conviendra le mieux. La chose, ils se confient – n’est pas toujours facile !

D’un point de vue pratique, le CIO est ouvert aussi durant les vacances scolaires ce qui justement peut pousser les étudiants et/ou les parents à s’y rendre. Outre le fait que la structure d’accompagnement est aussi ouverte durant les périodes scolaires, sur une plage horaire plus grande.

Vers une disparition de ces structures ?

Les réformes récentes à propos de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle inquiètent les fonctionnaires qui travaillent au sein de ces structures. Ils redoutent que ces lois signent la fin des CIO.

Pour eux, le fait de ne pas accueillir uniquement des scolaires est une chance et une opportunité pour le public : « il faut le dire, c’est un service public », s’exclamait il y a plusieurs semaines l’équipe du CIO de Villeuneuve-sur-Lot (47). De plus, le fait d’avoir un lieu où parler de son orientation, hors du cadre habituel scolaire, est aussi un facteur de décision pour les étudiants et les parents qui s’y rendent.

Pour l’heure, la disparition de ces structures n’est pas à l’ordre du jour. En effet, les récentes réformes sont pour le moment trop récentes pour tirer des conclusions.