Face aux difficultés des jeunes à trouver un emploi, le Service Civique propose aux personnes de 16 à 25 ans un nouveau cadre d’engagement. Il permet aux jeunes volontaires de réaliser une mission de 6 à 12 mois en faveur de la cohésion et de la solidarité au sein d’associations, de collectivités ou de services publics. Ce dispositif a été créé suite à la loi du 10 mars 2010, par Martin Hirsch. Selon TNS Sofres, 75 % des jeunes engagés sont en situation d’emploi ou de formation, six mois après leur mission. 

Selon l’AFP, l’objectif est que 150 000 jeunes participent à un service civique en 2018. Laure Dieudonné, conseillère en insertion au sein de la mission locale de Castries, nous confie que 45 % des postulants à un service civique ont un niveau bac, « mais beaucoup se présentent sans diplôme », représentant une part de 32 %. 

Une orientation clarifiée

Les jeunes se présentent par volontariat, en faveur d’une expérience, d’une recherche d’emploi ou tout simplement pour trouver leur voie. Après avoir essayé deux cursus différents, Max a décidé de s’orienter vers la communication et d’intégrer un service civique lui permettant de devenir animateur et technicien Radio. C’est ici qu’il a pu faire face à ses premières responsabilités professionnelles. « J’ai énormément gagné en relationnel et en confiance en moi. Ce service civique m’a permis de ne pas arrêter mes études et m’a aidé dans mon choix d’orientation professionnelle. »

Face au suivi du jeune, Mme Dieudonné nous assure que « Lorsqu’on a un parcours composé d’expériences, on a plus de facilités à accéder à une formation en lien avec ». Le service civique jouerait donc un rôle important dans le dossier du jeune mettant en avant un engagement, une grande motivation et une certaine intégrité.

Une aide dans la professionnalisation 

Le service civique peut représenter un véritable tremplin dans le cadre d’un projet professionnel. Faire une mission n’est pas une obligation mais bien un choix. Hugo a fait un service civique au sein d’un collège, il témoigne que l’expérience lui a fait comprendre ce qu’était le sérieux, et surtout le respect des horaires. Selon lui, « lorsque tu te retrouves dans le milieu professionnel, tu n’es plus un enfant et ça te fais réfléchir ». Mme Dieudonné, elle, remarque l’évolution des jeunes suite à leur expérience car même si celle-ci n’est pas toujours positive, elle reste constructive.

Vis à vis de l’insertion professionnelle, Max affirme que « le résultat dépend surtout de la personne et de l’endroit où elle réalise son service civique » considérant celui-ci comme une sorte de plus value dans le monde de l’emploi. Outre la bonne image que reflète la démarche, la mission représente une réelle expérience humaine et professionnelle. Pour les plus chanceux, le service civique peut donner lieu à un emploi dans la structure d’accueil ou chez un partenaire.

Alix Drouillat