Aujourd’hui la dimension du « manger local » se développe de plus en plus dans toutes les petites ou grandes enseignes de commerces alimentaires. Manger mieux ce n’est pas forcément acheter des produits bio, mais aussi aller vers des produits qui font vivre les producteurs proches.

3 Français sur 4 sont prêts à payer plus cher pour manger des produits locaux ou au moins français selon une enquête IPSOS réalisée en 2017. Justement, le problème de ne « plus savoir ce qu’on mange » motive de plus en plus de Français à se tourner vers des commerces développant l’offre locale.

Oui, car « manger mieux » ne concerne pas uniquement la qualité des produits en jeu mais aussi, et surtout, le fait que l’impact sur l’environnement est moindre comparé à celui d’une alimentation classique, en grande surface.

« Un réel interêt pour les consommateurs »

Au sein de Toulouse, autour du marché Victor Hugo, ces commerces se multiplient et l’offre s’étoffe. Certains commerces sont très ancien, comme la Maison Samaran par exemple, qui dispose de plusieurs points de vente autour du grand marché toulousain. Pour Jean-Christophe, gérant d’un de ces points de vente c’est le cas, il y a « un vrai interêt des consommateurs » pour connaître la provenance de ce qu’ils achètent. Jean-Christophe en est convaincu : les grandes surfaces se mettront bientôt à ces nouveaux modèles locaux et « s’adapteront ».

En ce qui le concerne, le modèle de circuit court est à l’oeuvre et justement il est en mesure de répondre aux questions des clients. De plus, il estime que cette demande est « générale » est concerne tous les produits alimentaires : boucherie, fruits et légumes aussi.

Les circuits courts se développent

Autre exemple, toujours proche du centre de Toulouse, aux Gourmandises du Volvestre, rue de Rémusat, une enseigne toute récente, installé il y a moins d’un an. Leur concept : une confiserie uniquement à partir de produits régionaux. Le circuit est une nouvelle fois à l’oeuvre puisqu’un seul intermédiaire existe entre le producteur et le client, le confiseur. Lui aussi le confirme, « le circuit court est une vraie demande des habitués ».

Au niveau de la région Occitanie, la valorisation de la production agro-alimentaire régionale est au coeur des enjeux. En effet, depuis début janvier 2019, l’institution a mis en place un « Pacte régional » pour mieux manger. Objectifs affichés clairement : valoriser la production occitane et développer la part durable de cette production.

Des plateformes en ligne existent aussi, comme par exemple « locavor.fr » qui recense et partage aux internautes les producteurs locaux du département sur tout un tas de domaine : poissons, volailles, boeuf… L’offre proposée couvre une grande partie des besoins classiques.